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Le FMI exhorte les USA à réduire le déficit prévu pour 2011

Le Fonds monétaire international a exhorté lundi les Etats-Unis à ne pas laisser filer le déficit budgétaire en 2011, faute de quoi, prévient-il, ils auront du mal à respecter l’engagement d’assainissement des finances publiques pris par les pays développés du G20.

Dans ses “Perspectives économiques mondiales” de printemps, le FMI a revu en baisse de 0,2 point par rapport à janvier sa prévision de croissance pour la première économie mondiale en 2011, à 2,8%. Il a cependant revu en hausse, de 0,2 point, son estimation pour 2012, à 2,9%.

Jugeant que “l’économie des Etats-Unis continue de se rétablir”, même si le rythme des créations d’emplois reste “décevant”, le Fonds invite les Etats-Unis à prendre leurs responsabilités en matière de politique budgétaire. Le besoin de replacer “les finances publiques sur une trajectoire viable à moyen terme” est “particulièrement urgent aux États-Unis, afin d’éviter de déstabiliser les marchés obligataires à l’échelle mondiale”, écrit le FMI.

Notant que le pays a “de nouveau l’intention de mener une politique budgétaire expansionniste en 2011, plutôt que de rééquilibrer (son) budget”, le Fonds ajoute que les Etats-Unis “devraient s’efforcer de réduire le déficit prévu pour l’exercice 2011”, qui s’achèvera le 30 septembre.

La Maison Blanche avait indiqué en février qu’elle tablait sur une remontée du déficit budgétaire en 2011, à 10,9% du PIB, niveau qui n’a plus été atteint depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Couper dans les dépenses

“Les Etats-Unis se démarquent comme étant la seule grande économie avancée ou le déficit budgétaire corrigé des variations cycliques devrait augmenter en 2011 par rapport à 2010”, écrit le FMI. Ils “restent engagés à atteindre l’objectif du G20 d’une diminution par deux du déficit entre 2010 et 2013, mais le déficit élevé de cette année pourrait rendre cela difficile”, ajoute-t-il.

Le Fonds juge que la reconduction des réductions d’impôts pour les Américains les plus aisés à laquelle M. Obama s’est résolu en décembre sous la pression des républicains “n’a apporté qu’un faible dividende à la croissance pour un coût considérable sur le plan budgétaire”. Pour le FMI, les perspectives budgétaires “intenables” du pays “plaident pour un acompte en faveur d’un rééquilibrage du budget dès cette année”.

“Cependant, pour réduire notablement le déficit prévu à moyen terme, il sera essentiel de prendre des mesures de plus grande envergure, telles que des réformes de la sécurité sociale et de la fiscalité”, ajoute-t-il. Le FMI conseille notamment de s’inspirer des conclusions de la Commission nationale pour la responsabilité et la réforme budgétaire (CNRRB), qui a proposé un certain nombre de pistes pour couper dans les dépenses de l’Etat et augmenter les impôts afin de ramener le déficit budgétaire à 1,2% du PIB en 2020.

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