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Le Fonds France-Berkeley avait soutenu le prix Nobel de physique 2011

Par trois fois dans le passé, le Fonds France-Berkeley avait récompensé Saul Perlmutter qui vient de recevoir le prix Nobel de physique 2011. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cette bourse de recherche transatlantique.

Le 4 octobre dernier, le comité Nobel à Stockholm, en Suède, a remis le prix Nobel de physique 2011 aux Américains Saul Perlmutter et Brian Schmidt, ainsi qu’à l’Australo-américain Adam Riess, “pour la découverte de l’expansion accélérée de l’Univers”.

Les travaux de recherche du premier récompensé, Saul Perlmutter, sont bien connus des scientifiques français. Cet astrophysicien émérite a en effet reçu par trois fois, en 1997, 2001 et 2008, une bourse du Fonds France-Berkeley créé en 1993 par le Ministère des Affaires Etrangères et l’Université de Californie à Berkeley. Objectif : favoriser les échanges et les collaborations scientifiques et universitaires entre UC Berkeley et les instituts de recherche et d’enseignement supérieur français.

10 000 dollars pour les projets choisis

“Nous avons déjà eu quatre titulaires de notre bourse qui ont obtenu un prix Nobel. Pour nous c’est sûr que c’est une belle publicité”, commente Larry H. Hyman, le directeur exécutif du Fonds France-Berkeley. Avec le Français Jean-Marie Hombert (actuellement directeur du laboratoire Dynamique du langage CNRS-Université Lumières-Lyon 2), ce linguiste avait été le premier titulaire de la bourse pour une étude sur le thème de “La langue comme clé de l’histoire.” Tout comme Saul Perlmutter, il l’a obtenu à deux reprises par la suite.

Ce fonds couvre tous les domaines de recherche, des sciences humaines, aux sciences exactes en passant par les sciences appliquées et tout ce qui concerne les travaux des ingénieurs. “Il y a quand même certains critères à respecter”, souligne Larry H. Hyman. Si la nationalité des  participants importe peu, les propositions doivent être soumises en anglais et en français, le projet d’étude doit être nouveau et doit surtout impliquer de jeunes chercheurs, qu’ils soient professeurs ou doctorants.

“Nous avons des personnalités qui ont postulé à cette bourse mais elles n’ont pas gagné, car elles n’indiquaient pas comment elles allaient impliquer de jeunes chercheurs à leurs travaux “, insiste Larry H. Hyman. Les propositions sont ensuite étudiées par un jury à Berkeley et à Paris. En mai dernier, lors d’une cérémonie dans la capitale française 23 projets ont été retenus sur 88. Ils ont chacun reçu 10 000 dollars. Les prochains participants ont jusqu’au 31 janvier 2012 pour soumettre leur projet.

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