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Le gaz de schiste bientôt en France ?

Des collectifs contre les pétroles et gaz de schiste se sont inquiétés lundi des “signaux négatifs envoyés par le gouvernement”, évoquant notamment le départ de Nicole Bricq du ministère de l’Ecologie et le “revirement” de Jean-Marc Ayrault.

Réunis en coordination nationale le week-end dernier à Lyon, 260 collectifs ont relevé “l’éviction de Nicole Bricq du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, après l’annonce faire de la remise à plat de l’ensemble des permis de recherche”, et se sont inquiétés de “la volte-face dans le traitement des autorisations données au consortium Shell-Tullow-Total, titulaire du permis Guyane maritime”.

Ils dénoncent aussi un “revirement” de Jean-Marc Ayrault: lorsqu’il était président du groupe socialiste à l’Assemblée, son groupe avait soutenu une proposition de loi interdisant “strictement” la recherche et l’exploitation des gaz et pétroles de schiste et exigeant l’abrogation des permis. Aujourd’hui, regrettent-ils, le gouvernement qu’il dirige “se limite à annoncer une réforme du code minier, sans préciser le contenu de cette réforme, et n’évoque plus de nouvelle loi”.

Ils se sont alarmés enfin du dépôt le 25 mai de six déclarations de travaux de forage en Seine-et-Marne, ce qui permet au titulaire du permis de “s’affranchir d’une enquête publique”, à “cinq jours près”.

Les collectifs “s’opposent à toutes les explorations et exploitations d’hydrocarbures sur l’ensemble du territoire français, car elles utilisent des techniques destructrices pour l’environnement”, rappelle le communiqué.

Retrouvez le reportage de France-Amérique en Pennsylvanie sur les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste.

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