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Le géopolitologue Jean-Michel Vernochet candidat en Amérique du Nord

L’écrivain et géopolitologue Jean-Michel Vernochet est un des candidats surprise à la députation en Amérique du Nord. Il explique à France-Amérique sa vision du poste et les raisons qui l’ont poussé à se présenter.

France-Amérique : Pourquoi avez-vous décidé de déposer votre candidature dans la circonscription d’Amérique du Nord ?

Jean-Michel Vernochet : C’est très simple, je représente une formation, le Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne (Ric), qui promeut le référendum d’initiative citoyenne. Les Etats-Unis, et notamment la Californie, pratiquent souvent ce type de votation populaire. Cela permet au peuple d’influer grandement sur la politique de son Etat. L’Amérique est plus démocrate dans le sens où sa démocratie est concrète, immédiate, intégrale alors qu’en France, elle n’est que représentative. Je souhaite que la France s’inspire des Etats-Unis en ce sens.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le Ric ?

Le Ric est un mouvement apolitique, sans étiquette, et qui promeut le référendum d’initiative populaire. Après, chaque candidat représentant le Ric a sa propre vision de la politique. Mais pour nous, il est clair que la droite et la gauche ont participé à une sorte de faillite de la classe politique, qui s’est montrée incapable de faire face à la crise. Et je ne vois pas comment la nouvelle équipe pourra redresser la barre.

Plus personnellement, quelle est votre couleur politique ?

Je suis un conservateur de progrès. Si on doit me coller un label, c’est celui d’un esprit indépendant, qui milite pour réintroduire un bon sens dans la politique. Je suis un conservateur, libéral au sens où l’entend Montesquieu.

Le fait de résider en France n’est pas gênant quand on se présente dans la circonscription des Français du Canada et des Etats-Unis ?

Les Français expatriés reviendront peut-être un jour ou l’autre dans la maison mère, la métropole. Ce sont des Français comme les autres. Et puis nous vivons dans un village planétaire, global. Même si j’habitais aux Etats-Unis ou au Canada, je ne pourrais pas être à la fois au Sud, au Nord, à l’Est ou à l’Ouest qui sont des zones très distinctes du continent. Cela ne pose donc aucun problème que je sois en France.

Comment pensez-vous pouvoir représenter les Français de l’étranger ?

Si je suis élu, je viendrais bien évidemment aux Etats-Unis et au Canada pour partir à la rencontre des communautés françaises importantes. Je connais déjà un peu ce rôle car j’ai été chargé de mission à Matignon autour du thème de la francophonie. J’ai beaucoup travaillé avec les communautés ethniques de langue française dans les différentes provinces du Canada. Je me suis largement penché sur le cas des Acadiens, qui ont joué et qui jouent encore un rôle dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane.

Dans certaines de vos publications, vous vous montrez très critique à l’égard des Etats-Unis, est-ce que ce n’est pas contradictoire avec votre candidature ?

On a le droit de critiquer les Etats-Unis sans être anti-américain. Je veux avant tout rendre service à la communauté française, mais pourquoi pas aussi, donner la parole à des voix dissidentes aux Etats-Unis.

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