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Le marché franco-américain de Simone Pérèle

Après plus de 60 ans d’existence, Simone Pérèle offre aux femmes l’assurance d’un travail minutieux sur les tissus et la dentelle, une beauté toute particulière du sous-vêtement, synonyme de qualité et de raffinement à la française.

Simone Pérèle était corsetière et, ce faisant, pensait trafiquer les courbes naturelles de la femme en serrant les lacets. La beauté ne devait-elle pas être autrement révélée ? Confortable et sophistiquée… voila tout l’enjeu qui la préoccupait. Dès 1946, elle créa ses premiers modèles et, quelques années plus tard, épaulée par son mari, lança sa marque. Un succès assuré, aujourd’hui garanti par Catherine et Philippe Pérèle, les enfants de la fondatrice. Les créations Simone Pérèle ont l’avantage de représenter le rêve à portée de main, car s’il ne s’agit pas de produits de luxe inabordables (compter environ de 100 à 170 dollars, pour un ensemble), il n’en reste pas moins que chaque pièce est d’une infinie beauté.

Installée en 2001 aux États-Unis, la boîte est encore toute récente outre-Atlantique. Cela n’empêche pas, au contraire, un développement économique et commercial efficace et rapide sur le marché américain qui aurait encore beaucoup de chemin devant lui en matière de lingerie fine. « Sur le marché américain, les produits sont souvent sans grand intérêt, blancs, noirs, beiges », explique Bruno Roberty, directeur commercial général à New York. « L’Américaine intéressée par la lingerie “française”, entre guillemets, sera sans doute issue d’un certain milieu social, aura une certaine éducation, une ouverture d’esprit, un certain goût. Une voyageuse, peut-être… », ajoute-t-il.

Actuellement, il y a près de 1 400 boutiques indépendantes en France et seulement quelques 400 boutiques indépendantes aux États-Unis. « C’est une société de consommatrices. Il faut donner envie aux Américaines d’acheter un ou deux modèles, pour le même prix que trois ou quatre modèles dans une autre enseigne, aussi célèbre et glamour soit-elle. Simone Pérèle, c’est l’expérience du “bien aller”, celle de se sentir belle », argumente Louise Schultz, manager général à New York. À titre d’exemples, le modèle « Merveille », très élégant et raffiné, prévu pour la saison automne-hiver 2010/2011, devrait fonctionner davantage en Europe, tandis que le modèle « Andora », beaucoup plus simple, confortable et ne présentant qu’un petit détail stylisé, est actuellement LE best-selling et number one outre-Atlantique. Le modèle « Nina », réalisé avec de la dentelle de Calais, est un permanent qui sera retravaillé sur plusieurs saisons, grâce aux diverses colorations. Pour l’heure, les clientes le retrouveront coloris « lagoon » et, d’ici quelques mois, coloris « navy/bleu marine » : su-bli-me ! « Ce modèle est un produit universel », précise Louise Schultz.

Une nouveauté de taille : mise à part la fabrication prochaine de bonnets H, un site d’e-commerce est maintenant disponible. Ce mode de distribution devrait permettre de comprendre davantage le marché américain et les modes d’achat des Américaines, qui seront les seules à pouvoir se faire livrer chez elles. « Leurs achats sur le web sont assez courants et nous comptons sur le principe du bouche à oreille », conclut Bruno Roberty.

Infos pratiques

http://www.simone-perele.com/
USA shop online : http://www.simoneperele.com/

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