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Le marin Francis Joyon tente de battre le record de la traversée de l’Atlantique

Le skipper français Francis Joyon s’est élancé mardi à l’aube de New York pour sa traversée de l’Atlantique à bord de son trimaran. Objectif : battre le record du monde.

A presque 57 ans, Francis Joyon détient le record du Tour du monde en solitaire, celui des 24 heures en solitaire et celui de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador). Il s’attaque maintenant à la traversée de l’Atlantique Nord, de New York au Cap Lizard, en Angleterre. Chrono à battre : 5 jours, 19 heures et 30 minutes (établi par Thomas Coville en 2008), pour devenir le premier marin à détenir tous les meilleurs temps.

L’exercice a été inauguré en 1905 par Charlie Barr, à bord de sa goélette Atlantic. Il lui avait fallu 12 jours pour relier la Grosse Pomme et la pointe sud de la Grande-Bretagne, avec un équipage de 50 personnes. Seuls cinq marins ont réussi cet exploit en solitaire : Bruno Peyron en 1987 et 1992, Florence Arthaud (1992), Laurent Bourgnon (1994), Francis Joyon (2005) et Thomas Coville (2008). Le record se fait ainsi toujours plus difficile à détrôner. “Avec une moyenne de 22 nœuds (40 km/h, ndlr), c’est le parcours où la vitesse est la plus élevée”, note Francis Joyon. Celui qui a déjà accompli la traversée en 2005 souligne le quotidien intense à bord du multicoque : “Lors du tour du monde, j’ai eu 57 jours pour trouver un rythme. Mais sur cinq jours il faut être tout le temps à fond et on ne peut ni dormir ni manger. On arrive sur les rotules”. Il s’est d’ailleurs réuni récemment avec tous les détenteurs du record, qui rappelaient leur épuisement à l’arrivée.

Pour remporter ce Grand chelem, le Français a un bateau de presque 30 mètres de long, bien plus rapide que celui utilisé il y a six ans. Mais le facteur principal sera surtout la météo. “Sur un parcours aussi court, on ne peut pas se rattrapper s’il y a une perte de temps à un moment donné”, commente le marin. Il a donc attendu l’instant idéal pour s’élancer depuis New York, soit “une dépression avec des vents sud ou, à la limite, sud-ouest. Et pas d’anticyclone dans l’Atlantique qui bloquerait cette dépression.”

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