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Le Petit Loulou va célébrer la 2e édition de French Spice à Miami

Pour la deuxième année consécutive, et dans le cadre de la French Week à Miami, la gastronomie française va être célébrée. Rendez-vous du 1er au 30 novembre avec 21 restaurants, dont le tout nouveau LouLou, Le Petit Bistro français de downtown.

Des bistrots aux tables gastronomiques, la seconde édition de French Spice revient pimenter les menus de certains restaurants de Miami du 1er au 30 novembre prochains. L’occasion pour les amateurs de gastronomie française et les gourmands curieux de tenter l’expérience d’une entrée, d’un plat et d’un dessert, entre 15 et 25 dollars selon l’heure du repas, dans un des 21 établissements participant à l’événement.

Pour Jacques Ardisson, bien connu de cette scène culinaire, ce sera une première. Car, si le Niçois a commencé à investir dans un restaurant français à son arrivée sous les palmiers de Floride en 1990, il a testé pendant vingt ans différentes identités culinaires avant de revenir , il y a quelques mois, à ses premiers amours en ouvrant LouLou, Le Petit Bistro.

De New York à Miami

Et avec French Spice, il espère faire connaître sa nouvelle carte. “ Cette année, j’ai participé à Miami Spice, qui propose des menus moins chers dans des restaurants haut-de-gamme. Mais cela n’a pas eu d’impact: sur 60 jours, nous avons vendu 260 menus. Là, comme l’événement est bien ciblé sur la gastronomie franchouaillarde, je pense que nous allons avoir des retours plus positifs.”

Habitué des cuisines du restaurant que sa mère tenait à Saint-Paul-de-Vence, il choisit pourtant de rentrer chez Air France qui l’envoie en 1984 à New York. Il restera six ans, avant de migrer au sud, lassé des hivers rigoureux de la Big Apple.

Il ouvre alors en 1990 La Terrasse à Miami Beach, avant de parier gros sur le quartier des affaires de Brickell avec Jacomo, une table italienne. “ Tout le monde me disait que j’étais fou de vouloir aller à downtown: pas de touristes, que des déjeuners à midi, le quartier était mal fréquenté le soir. Finalement, nous sommes restés là-bas pendant presque douze ans. ” Amoureux de la cuisine japonaise, il décide de lancer un bar à sushis, pendant de son restaurant italien en 1995. Le succès est au rendez-vous.

En 2002 cependant, son bail arrivant à terme, on lui demande de partir. Des tours se montent à la place de son restaurant, et Jacques décide de reproposer le même concept quelques blocs plus loin. “ J’ai passé six mois à me tourner les pouces”, se remémore-t-il. “ Le marché était saturé par des restaurants italiens et je n’étais plus tout seul à faire des sushis. Alors, j’ai enlevé la partie italienne et j’ai greffé des spécialités thaïlandaises et vietnamiennes en renommant mon restaurant Indochine. ”

Retour à ses racines

De 2004 au début de cette année, la situation s’avère de plus en plus difficile. La crise, ajoutée à une forte concurrence ne permettent pas à Jacques Ardisson et son équipe de remonter le chiffre d’affaires de son bar asiatique. Raison pour laquelle le Français décide alors de rebondir en signant en retour gustatif à ses origines.

“ Le challenge c’est de se réinventer à chaque fois”, explique-t-il. “ On a fait un bistrot français, avec une touche organique.” Si certains prennent des mois, huit jours de fermeture auront été nécessaires pour réaliser les travaux et ouvrir en mars dernier. A la place d’Indochine, voici donc né LouLou, Le Petit Bistro, nom donné en hommage à sa fille Carla Lou, 25 ans cette année.

” On fait notre propre foie gras “, souligne Jacques Ardisson. ” On a nos plats du jour à prix fixe. Le lundi c’est du boeuf bourguignon, le mardi de la morue sèche, le mercredi du coq au vin, le jeudi du couscous et le vendredi une bouillabaisse. ” Acollé à l’historique Tobacco Road, le plus vieux bar de Floride qui fêtera ses 100 ans en 2012, le bistro français a déjà ses réguliers, même si ce changement en a surpris plus d’un. ” A Miami on n’aime pas trop le beurre et la crème, ici on veut sortir les muscles. Bien sûr, on a perdu des clients, certains sont partis énervés, mais je ne me suis pas inventé Français en deux jours. Je savais qu’il y avait un marché pour ce type de produist là. Les gens font de plus en plus attention à l’origine des produits qui sont dans leurs assiettes.”

A ses détracteurs, qui le disent à contre-courant, Jacques Ardisson brandit l’argument avant-gardiste. Et il attend le 1er novembre avec impatience pour le leur prouver.

Pour en savoir plus :

French Spice Miami, du 1er au 30 novembre, organisé par la French-American Chamber of Commerce de Miami, dans le cadre de la French Miami Week.

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