Subscribe

Le plaisir interactif de la publicité

La Nuit des Publivores était à New York pour la deuxième année consécutive le 28 septembre dans le cadre de la Semaine de la Publicité (AdWeek). Environ 700 personnes se sont réunies le temps d’une soirée pour découvrir des spots TV provenant du monde entier.

Regarder les pubs devant sa télé, c’est plutôt une corvée… D’autant qu’aux Etats-Unis, les publicités interrompent les programmes à interval très court. La Nuit des Publivores prend depuis trente ans le systeme à contrepied en proposant aux spectateurs de passer une soirée entière à regarder des publicités pour son plaisir. Des publicités créées dans le monde entier qui font rire, pleurer et réfléchir sont projetées pendant six heures.

Sur une idée originale du Français Jean-Marie Boursicot, la Nuit des Publivores réunit chaque année des accros de la publicité dans plus de 40 pays. Rebaptisé Night of the AdEaters, elle est arrivee à New York l’an dernier lors de AdWeek (la semaine de la publicité). Dimitri Fleury, l’un des organisateurs, souligne que les publicités dénotent d’un vrai talent cinématographique et que le but des Publivores n’est pas de vendre les produits mais d’apprécier les œuvres en soit. Les Publivores, c’est aussi une opportunité de « préserver ce patrimoine qui se perd après le passage de la campagne ».

A New York, on a adapté le concept pour un public d’américains, constitué essentiellement de professionnels des médias et du marketing réunis pour AdWeek. Mardi soir au théâtre New World Stages près de Times Square, la séance de six heures a été abandonnée en faveur d’une soirée d’une projection d’environ trois heures accompangnée d’un cocktail. Au grand soulagements des spectateurs qui devaient travailler le lendemain !

Les publicités choisies pour la soirée étaient les « coups de cœurs » du fondateur, Jean Marie Boursicot, et elles n’ont pas laissé le public indifférent. Entre les applaudissements, hués et rires, la salle est parfois restée silencieuse, sous le choc, notamment pendant une pub allemande de prévention contre le Sida offrant une analogie particulièrement efficace avec les crimes nazis.
Une interaction qui rendait l’expérience plus sympathique que de regarder des publicités chez soi ou sur YouTube (voir vidéo ci-dessous).
Les publivores de New York ont largement répondu au souhait de Dimitri Fleury : « réagir simplement ».

 

Deux « coups de cœurs » des Publivores

http://www.youtube.com/watch?v=Ov9p5hZOEQQ&feature=channel

http://www.youtube.com/watch?v=hlczxXqez-Y

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related