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Le quatuor de l’ombre de la campagne de Nicolas Sarkozy

Campagne courte, équipe resserrée, idées fortes: le candidat Nicolas Sarkozy compte mener une guerre éclair dans le but d'”occuper le terrain en permanence”, avec l’aide d’un quatuor de choc qui marque le retour d’Emmanuelle Mignon, très active en 2007.

Aux côtés d’un gouvernement “dans l’action jusqu’au dernier jour”, dixit la porte-parole de l’exécutif Valérie Pécresse, M. Sarkozy devrait consacrer les près de dix semaines restant avant le premier tour à sa tâche de candidat, sauf exceptions, comme vendredi, lors du sommet franco-britannique qu’il présidera à l’Elysée, et bien sûr les conseils des ministres du mercredi. “Notre stratégie, c’est que la campagne soit dense, avec un événement chaque jour. Nous allons occuper le terrain en permanence, pour que tout tourne autour des idées de notre candidat”, explique-t-on à l’UMP.

A campagne dense, équipe de choc: un noyau de quatre personnes assurera l’ossature de l’écurie, autour de Guillaume Lambert, 40 ans, actuel chef de cabinet du président, dans le rôle de “coordinateur”. M. Lambert devrait quitter très rapidement ses fonctions à l’Elysée. Deuxième pilier de la campagne: Emmanuelle Mignon, 43 ans, proche de Nicolas Sarkozy depuis 2004, sera chargée du projet, comme elle l’avait fait lors de la campagne 2007. Première directrice de cabinet du chef de l’Etat, avant d’être remplacée l’été 2008 par Christian Frémont, cette énarque et maître de requête au Conseil d’Etat à l’allure stricte avait quitté le public en 2010 pour rejoindre Front Line, société holding de Luc Besson.

“Plume” et conseiller spécial du président, Henri Guaino, 54 ans, sera chargé des discours. C’est déjà ce républicain au ton lyrique qui avait donné son brio au discours du 14 janvier 2007, quand M. Sarkozy, intronisé ce jour-là candidat par l’UMP, s’était présenté comme “un petit Français de sang mêlé”. “Guaino, il est difficile mais il a du génie (…) J’aime les fêlés, ils me rassurent”, a dit un jour de lui M. Sarkozy.

Le quatrième pilier, chargé de la “stratégie”, est Patrick Buisson, 62 ans, conseiller officieux du président. Politologue, ancien journaliste à Minute et Valeurs actuelles, actuel président de la chaîne Histoire, M. Buisson a inspiré au président l’idée de référendums. En plus de ce quatuor, la porte-parole sera Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie. Elle affirme que ce sont des “rumeurs de presse”, mais, selon une source proche de l’Elysée, “NKM” devrait démissionner d’ici samedi du gouvernement pour se consacrer à sa tâche.

Son départ ne devrait pas entraîner de grand changement, son ministère devant être rattaché directement au Premier ministre, a assuré la même source à l’AFP. A ses côtés, il y aura des porte-parole thématiques, notamment Guillaume Peltier, 35 ans, secrétaire national de l’UMP, en charge des études d’opinion. Le député UMP Philippe Briand, 51 ans, également chef d’entreprise et assureur, devrait devenir trésorier de la campagne.

Complice depuis des années avec Nicolas Sarkozy, son conseiller en communication Franck Louvrier, 43 ans, portera lui deux casquettes, l’une de l’Elysée où il continuera d’exercer ses fonctions, l’autre auprès du candidat, avec un rôle analogue. La cellule chargée d’internet et notamment de la nouvelle page Facebook dédiée au candidat sera dirigée par Nicolas Princen, 28 ans, conseiller technique à la présidence. Tous travailleront au QG du candidat, situé au 18 rue de la Convention (Paris XVe), qui sera inauguré par Nicolas Sarkozy samedi après-midi.

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