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Le regard de Marie Ricat se pose à New York

Un cheminement visuel et mental et un regard inspiré : celui de Marie Ricat. L’artiste expose ses œuvres sur toile pour la première fois, et baptise ce projet « L’Atelier ». Jusqu’au 10 août prochain, à l’hôtel Sofitel New York.

Pour l’artiste peintre Marie Ricat, l’évènement est symbolique : première exposition et première à New York. Une chance inouïe. Erik Anderouard, directeur général du Sofitel New York et président de la division États-Unis pour Accor Hospitality, a flashé sur ses peintures et décidé de les soutenir. Jusqu’au 10 août prochain, un espace leur est dédié au sein du luxueux hôtel new-yorkais. Et, depuis l’inauguration du 10 juin dernier qui a rassemblé une soixantaine de personnes dont quelques célébrités, et remporté un large succès tant sur le plan artistique que financier, l’intérêt n’a cessé de croître.

Les peintures acryliques et métalliques intéressent. Le bleu, le rouge, le gris et noir, le blanc… Les tracés carrés et lignes droites, les vagues et circularités… Tout cela interroge.

« Cinquante toiles ont été peintes, jours et nuits, quasiment sans arrêt, pendant environ deux mois. Les faits, le quotidien, tout s’enregistre dans sa tête et en ressort à un instant donné. À main levée, sans tracé prédéfini, sans photographie, Marie peint ce qu’elle a vu, ressenti, ses souvenirs… », explique son mari Jean-François Ricat. Et l’artiste d’ajouter : « Je me lance dans la peinture dès l’instant où je sens que c’est le bon moment et que je sais que ça va être bon et nouveau ».

Expatriée aux États-Unis, la Française vit à New York depuis 1995. « Plus jeune, je faisais de la peinture ou j’allais visiter les musées », se souvient-elle. Elle a intégré ensuite une école de mode, « une école de jeunes filles à marier », dit-elle en riant. Puis elle a suivi les Arts déco, travaillé quinze ans en tant qu’architecte, avant de se consacrer de nouveau à la mode.

Marie Ricat est une artiste hors du commun, sensible et touchée par ce que lui offre la vie. Habitée par un instinct créatif qui, sans cesse, lui chahute l’esprit, elle se laisse saisir et réfléchit… Attentive au monde, si grand soit-il, et aux détails infinis. Elle sourit.

Les peintures s’inspirent des émotions de la vie quotidienne, de la mode, des voyages. Pourtant, il n’en résulte que la substance : des formes, des couleurs, des coups de pinceaux. « La vie… Peut-être vaut-il mieux n’en garder que l’abstrait », se demande t-elle.

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