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Le septuagénaire qui avait tiré sur les voleuses pourrait rester en prison

L’avocat général près la Cour d’appel de Montpellier a requis mardi le maintien en détention du septuagénaire suspecté d’avoir blessé par balles, le 5 août, deux femmes qui s’étaient introduites par effraction dans sa maison de Nissan-lez-Enserune (Hérault).

Une demande de remise en liberté de René Galinier, déposée par son avocat Me Josy-Jean Bousquet, était examinée mardi matin par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel. La décision devrait être connue mercredi après-midi. “Je vous demande de confirmer le placement en détention au regard du trouble à l’ordre public lié à la nature des faits et à l’écho public qui en a été fait”, a dit l’avocat général Laurent Bebon. Il a déclaré que la légitime défense n’était pas constituée et qu’il demandait la confirmation de la détention afin que “les passions s’apaisent”. Me Josy-Jean Bousquet a lui demandé la remise en liberté sous contrôle judiciaire de son client, estimant qu’il n’y avait pas de trouble à l’ordre public et que la reconnaissance ou non de la légitime défense était une décision qui revenait au parquet. Il a ajouté qu’il n’y avait pas de risque de réitération des faits et que son client offrait toute les garanties de présentation devant la justice, rappelant son âge – 73 ans – et le fait qu’il est malade.

Me Bousquet a indiqué qu’à sa demande il n’y avait pas de membre du comité de soutien du septuagénaire présent à l’audience mais, qu’à ce jour, 5.900 signatures ont été rassemblées sur la pétition papier demandant la remise en liberté de René Galinier, et 6.500 sur la pétition mise en ligne sur internet. Lors de cette audience de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Montpellier, il a été précisé que la vie des deux femmes blessées, qui avaient été hospitalisées l’une à Béziers, l’autre à Montpellier, n’étaient plus en danger et que des faits de vols apparaissaient dans le casier judiciaire de l’une des deux. Le président de la chambre d’instruction, Alain Lienard a en outre relu l’acte en rappelant les faits et en lisant des déclarations de M. Galinier prononcées le 5 août, le jour des faits: “j’étais en danger, j’avais peur… j’étais en danger avec cette sale race, je suis devenu raciste… on est obligé de s’armer… si la justice faisait son boulot”, avait-il notamment déclaré.

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