Subscribe

Le service diplomatique européen se concrétise avec à sa tête l’actuel ambassadeur à Washington Pierre Vimont

Les délicates négociations en cours sur la mise en place du nouveau service diplomatique de l’UE se rapprochent d’un accord qui permettrait de procéder aux premières nominations en septembre aux postes-clés, ont indiqué lundi des diplomates européens.

Les négociateurs du Parlement européen, de la Commission et Etats européens “se rapprochent” d’un accord et les premières nominations aux postes clés du Service européen d’action extérieure (SEAE) “pourraient avoir lieu en septembre”, ont souligné ces sources. “Un accord de principe est possible fin juin”, a indiqué une troisième source, proche du Parlement.

Toutefois, le SEAE ne pourrait ne pas être opérationnel avant décembre, soit un an après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne qui l’a mis en place.

Mme Ashton sera secondée par un “secrétaire général exécutif” flanqué de deux adjoints. Alors qu’il était un temps envisagé de donner à ce secrétaire général un pouvoir de représentation du SEAE, l’idée a été abandonnée au fil des négociations.

La France milite pour que le poste revienne à son actuel ambassadeur à Washington, Pierre Vimont.

Dans les cas où Mme Ashton aura besoin d’être remplacée, sa représentation politique pourra être confiée aux ministres des Affaires étrangères des présidences tournantes de l’UE ou bien à des commissaires européens. Cette idée est “largement acceptée”, estime un diplomate européen.

D’ici 2013, quelque 1.150 postes politiques seront mis en place dans le cadre du SEAE à Bruxelles et à l’étranger, ce qui suppose quelque 350 postes supplémentaires par rapport à ceux déjà existants qui seront versés aux effectifs du service. Un tiers de ces effectifs sera fourni par les Etats européens d’ici 2013, selon un diplomate.

Une réunion entre négociateurs du Parlement, des Etats, de la Commission européenne et des services de Mme Ashton est prévue mardi matin.

Les discussions continuent d’achopper sur la question du contrôle budgétaire du SEAE. Le Parlement européen insiste pour avoir un droit de regard important.

Autre question controversée, celle du contrôle sur l’aide au développement, alors que certaines ONG ont critiqué le risque d’une “politisation” de cette aide si elle est placée sous l’autorité de Mme Ashton.

Jusqu’ici sous le contrôle exclusif du commissaire européen au Développement, ce dernier conserve “un rôle de premier plan” dans le compromis, estime un diplomate.

Prévu par le Traité de Lisbonne, le service diplomatique est destiné à porter la voix de l’Europe dans le monde et sera au service de Catherine Ashton, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères.

En même temps vice-présidente de la Commission, Mme Ashton, une travailliste, est la représentante de la Grande-Bretagne au sein de la Commission.

En réalité, elle n’assume pratiquement plus cette fonction au sein de l’exécutif européen, à tel point que le nouveau gouvernement britannique dirigé par le conservateur David Cameron s’inquiète de ne plus peser dans le processus décisionnel de l’exécutif européen. Il réclame en compensation de nouveaux postes clés, indique un haut fonctionnaire européen.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related