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Le Stade Breton et la Jeanne d’Arc s’affrontent pour un match de foot à l’armoricaine

La Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères de la marine française, a jeté l’ancre dans l’Hudson River de New York mercredi dernier. Le lendemain, les marins ont été invités à une partie de football par l’équipe du Stade Breton, un club d’expatriés français qui, depuis 1955, fait très bonne figure dans le championnat amateur new-yorkais.

Ils avaient sorti les crampons, les maillots et même les drapeaux. Jeudi soir, dans un petit stade de Yonkers (Bronx), le Stade Breton de New York, créé en 1955 par le Morbihannais Jean-Pierre Touchard, a accueilli l’équipe des marins de la Jeanne d’Arc, un navire dont le port d’attache est Brest. Cette partie s’est disputée dans une ambiance très bon enfant en présence d’une trentaine de supporters.

Mais le football, même amateur, est une compétition. Pour preuve: l’arbitre officiel Jose Carlos Rivero, qui a jugé la rencontre, officie en Major League Soccer (MLS). Les deux équipes ont débuté tambour battant. Les bleus de la marine, plutôt costauds, étaient à la hauteur de l’évènement. Les Bretons, en noir et blanc, ont riposté en trouvant dans la technique, visiblement au point, une porte de sortie au combat. Francky, le numéro 10, a distillé de bons ballons d’attaque et envoyé ses attaquants titiller les défenseurs de la Jeanne d’Arc. À force de souffrir face aux incessants débordements adverses, l’équipe des marins a fini par se retrancher sur son but.  Et c’est presque naturellement qu’est survenue l’ouverture du score sur un magnifique coup franc venu du côté gauche du terrain et tiré en pleine lucarne opposée.

À peine relevée par cette ouverture du score, l’équipe de la Jeanne d’Arc a ensuite encaissé un deuxième goal sur un centre précis qui a trouvé la tête d’un des joueurs du Stade Breton. Cela faisait 2 à 0 après quinze minutes de jeu. Mais les bleus n’ont pas baissé les bras et ont réussi à revenir au score par un solo de leur avant-centre qui est allé crucifier le gardien breton sur une pichenette digne. A la mi-temps, le score était de 2 à 1 pour le Stade Breton. Au retour des vestiaires, le Stade Breton, qui affichait une meilleure condition physique, a alors commencé à dérouler son jeu et s’est finalement imposé 5 à 1.

« Il y avait une trop grande différence d’âge et de condition physique, a analysé à la fin du match Simon Elkabbach, l’entraîneur du Stade Breton. Mais les marins ont eu le mérite de ne pas abandonner et ont su relever le défi physique. Je suis satisfait de la simplicité du jeu affichée ce soir. »

Pour le Stade Breton, qui rencontrera très prochainement l’équipe jamaïcaine de New York, c’était donc une belle soirée. Mais la vaillante équipe de la Jeanne d’Arc n’a pas à rougir. Et à l’occasion d’une 3e mi-temps organisée autour d’un dîner au restaurant Tout va bien, tous se sont retrouvés pour célébrer la fête du football.

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