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“Le triste anniversaire” des 500 jours de détention des otages en Afghanistan

500 jours, 71,5 semaines ou encore 12 000 heures, le temps s’égraine depuis le 30 décembre 2009, jour de l’enlèvement d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan dans la vallée de Kapisa au Nord-Est de Kaboul.

Pour ce “triste anniversaire”, selon les mots de Florence Aubenas, des rassemblements ont lieux partout en France. Jamais des journalistes n’ont été détenus aussi longtemps depuis les otages au Liban dans les années 80.

La famille des deux journalistes de France 3 ont été reçues ce matin à l’Elysée par Nicolas Sarkozy. Alain Juppé a adressé un communiqué aux familles des otages et leur proches. « Nous poursuivons nos efforts avec la même ténacité pour nos autres otages au Sahel, en Somalie et à Gaza. Tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité, pour qu’ils puissent retrouver leur famille et leurs proches, a-t-il écrit. Nous poursuivons nos efforts avec la même ténacité pour nos autres otages au Sahel, en Somalie et à Gaza. Tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité, pour qu’ils puissent retrouver leur famille et leurs proches. »

Mais face à l’attente de plus en plus longue, les protestations commencent à se faire entendre. “La confiance s’emmousse envers les négociateurs, nous ne recevons pas assez d’informations” déclarait Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontière. “Nous avons envie que les autorités s’implique d’avantage”, conclut-il.

Les membres de l’association Albert Londres, réunis dans la capitale tunisienne pour y décerner samedi le prix Albert Londres 2011, ont déclaré dans un communiqué: “500 jours, le caractère insupportable de cette détention montre assez l’impératif du reportage de terrain”.

“En Tunisie comme de par le monde, le métier de journaliste est indissociable de l’expression démocratique. Le 73e prix Albert Londres sera remis samedi au théâtre municipal de Tunis, sur l’avenue Bourguiba, symbole de la révolution de jasmin et d’une liberté de la presse en marche”, ont ajouté les membres de l’association.

Comme en de nombreux endroits en France, deux grandes photos d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été accrochées vendredi matin sur le fronton de la salle de conférence où une rencontre était prévue avec des journalistes tunisiens.

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