Subscribe

Le Trophée des champions version vin

A l’occasion du Trophée des champions, qui se déroulera pour la première fois à New York ce samedi 28 juillet, la Maison du Languedoc-Roussillon a organisé une compétition de vins à l’image de celle du match.

Ils sont assis face à face, séparés par des tables couvertes de verres de rouge et de blanc. D’un côté du ring, Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais depuis 1987 et fondateur de Cégid, grande entreprise de logiciels informatiques. De l’autre, Louis Nicollin, président du Montpellier Hérault Sport Club depuis 1974, lui aussi entrepreneur et Lyonnais d’origine. A la veille d’un match qui opposera leurs deux équipes au Red Bull Arena, à Harrison (New Jersey), les deux Français se retrouvent sur un autre terrain : celui du vin. “Une telle rencontre, entre nous deux, près de la Cinquième avenue, ce n’était pas vraiment prévisible”, s’amuse le propriétaire de l’OL. “Mais ça donne une excellente image du foot et de la France.”

En effet, loin de montrer les dents, les deux hommes se prêtent au jeu avec humour, dans une ambiance bon enfant. La règle : déguster à l’aveugle des vins du Languedoc-Roussillon et de Rhône-Alpes et tenter de les distinguer. Plus encore, identifier l’origine, la date, l’assemblage et le cépage. “J’ai encore beaucoup à apprendre”, reconnaît Jean-Michel Aulas, qui salue tout de même les vins du sud de l’Hexagone.

Son adversaire amical confie : “je connais surtout le Bourgogne, mais je me fais aux vins du Midi.” Il apprécie même le vin californien (goûté contre toute attente aux Seychelles), qu’il qualifie de “pas mal”. Pour le petit coup de pouce, les présidents des clubs étaient aidés de deux sommeliers français : André Compeyre, de Benoît, et Pascaline Lepeltier, de Rouge Tomate. Leurs descriptions calibrées des boissons ont servi d’indices pour l’ensemble de la salle.

Quatrième édition du Trophée à l’étranger

“Un événement imaginatif, qui donne une vision étonnante des deux clubs et des deux régions”, selon Jean-Michel Aulas. Il règne dans la Maison du Languedoc-Roussillon comme un air de vacances. Louis Nicollin raconte d’ailleurs qu’il a passé quatre heures jeudi au MoMA et qu’il s’apprêtait à voir, vendredi après-midi, un match de baseball. “Je n’y connais rien, c’est surtout pour voir le public. Les Américains se lèvent, boivent leur bière, mangent du pop-corn. On ne voit pas ça en France. Ils sont un spectacle à eux tout seuls !”, plaisante-t-il.

Reste à voir si les gradins adopteront ce comportement samedi. C’est la quatrième fois que le Trophée des champions se délocalise (Montréal en 2009, puis Tunis et Tanger). Pour Louis Nicollin, “ça fait des vacances”. Idem pour les joueurs, qui ont profité de leur temps libre dans la Grosse Pomme jeudi après-midi (ils repartent dès dimanche). Si les entraîneurs ont souvent un mouvement de recul à l’idée de se déplacer loin, “puiser dans ses ressources au début de la saison permet de faire une bonne année ensuite”, aux yeux de Jean-Michel Aulas.

Quant aux ambitions de victoire samedi, les deux Français restent modestes, voire un peu langue de bois. “Je suis partagé, je suis Lyonnais, c’est toujours mon club”, admet simplement le président du club montpelliérain. Quant à celui de l’OL, il explique : “je souhaite un match nul 5-5. Ensuite, ça se jouera à la chance, aux tirs au but. Comme ça il n’y a pas de malheureux.” Un instant plus tard, il lâche sobrement : “c’est un match à enjeu. On ne dit pas toujours ce qu’on pense dans le foot…”

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related