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Le vendeur virtuel de poche

En octobre 2007, François Silvain, un entrepreneur français basé à Boston, a créé Storexperience avec son associé Hervé Pluche. La compagnie a développé un programme qui permet aux consommateurs de faire du shopping en utilisant leurs téléphones portables.

Transformer le téléphone portable en un “vendeur virtuel personnalisé”? L’idée trottait depuis juillet 2004 dans la tête de François Silvain, un entrepreneur français de 42 ans. “Je m’étais rendu compte que le shopping sur l’Internet s’était beaucoup développé mais que le commerce de détail n’avait guère évolué, explique-t-il. Il y a de moins en moins de vendeurs dans les magasins alors que les produits sont de plus en plus en complexes.” Dans un premier temps, François Silvain met son projet de côté, la technologie ne lui permettant pas alors de le réaliser. Il s’installe aux États-Unis en juillet 2006 pour y développer Neocase, une société française de logiciels qu’il quitte au bout d’un an. Début octobre 2007, il réactive son idée et crée avec son associé francoaméricain Hervé Pluche, 45 ans, une startup, Storexperience, à Berkeley en Californie.

Les deux hommes ont depuis élaboré avec leur équipe technique basée en France un mode d’application que chaque consommateur pourra bientôt télécharger gratuitement
sur son téléphone cellulaire. Pour proposer le “vendeur virtuel” à ses clients, le commerçant devra lui, acheter le programme. “Nous mettons en relation l’acheteur, le vendeur et le produit”, explique François Silvain. “Un exemple: si vous souhaitez acquérir un ordinateur dans un magasin qui travaille avec nous, il vous suffira de photographier son code-barres avec votre téléphone portable pour recevoir immédiatement toutes les informations le concernant. Le commerçant pourra quant à lui vous faire parvenir des promotions sur votre téléphone pour vous inciter à acheter l’ordinateur qui vous intéresse.”

Storexperience est en phase de lancement commercial aux États-Unis et en France. “Il y a un gros potentiel dans ces deux pays”, souligne François Silvain. “La culture
du téléphone portable y est répandue et la grande distribution très active.” La start-up fait partie des lauréats de l’édition 2008 du Young Entrepreneurs Initiative (YEI), un programme d’aide aux jeunes entreprises, créé par l’ambassade de France aux États-Unis. Elle bénéficie aussi d’un soutien technologique et logistique de la part de Microsoft et collabore avec la ville française de Lille, où le programme sera testé en septembre.

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