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Le vin bio français à l’assaut du marché américain

Opération séduction pour le terroir français nouvelle génération. Quinze producteurs de vin bio des régions de France étaient invités à faire goûter leurs crûs aux professionnels américains à San Francisco lundi. L’objectif : profiter d’un marché en expansion pour donner de la visibilité à une spécialité française encore peu connue outre-Atlantique.

« Les vins bio français, on en entend un peu parler, j’en avais peut-être goûté un ou deux, mais je ne savais pas qu’il y avait un aussi grand nombre de producteurs. Ils sont difficilement trouvables parce que beaucoup d’entre eux n’ont pas encore d’importateur », confie Ryan Williams, restaurateur à Ana Mandara à San Francisco. Pour remédier à ce déficit de popularité, l’agence française pour le développement international des entreprises, Ubifrance, a voulu donner aux producteurs de vins bio français l’opportunité de vanter leurs mérites aux importateurs et restaurateurs américains. « Le vin bio nous a paru être une tendance solide, c’est quelque chose que l’on voit de plus en plus dans les magasins », explique Sarah Nguyen, conseillère à l’export des vins et spiritueux chez Ubifrance. « Nous avons invité des producteurs de toutes les régions de France pour donner une image représentative de la diversité des vins bio », poursuit-elle.

Le vent en poupe

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 25 % en 2009 en France, le marché du bio est de plus en plus intéressant, y compris pour les vins qui représentent 10 % des ventes du bio en France. « C’est un des rares secteurs du vin qui a le vent en poupe », explique Philippe Gérard, président de Biovidis. La mauvaise image attachée au vin bio à ses débuts semble donc être du passé. « Il y a une vingtaine d’années, les gens qui ont voulu se lancer dans le vin bio ne respectaient pas les règles œnologiques et du coup, ça a dérivé vers des produits un peu bizarres. Mais depuis, la qualité s’est fortement améliorée et la mauvaise image tend à s’estomper », précise Gilles Louvet, propriétaire de Celliers du Languedoc Vins Distribution.

Travail de longue haleine

Aux États-Unis, le bio, aussi en expansion, attire les vignerons français qui rappellent néanmoins que derrière ce marché attirant, les difficultés ne manquent pas. « C’est un travail de longue haleine, il faut se faire connaître, il faut revenir », explique Wenny Tari, productrice du domaine Château de Brau dans le Languedoc. « Il y a des différences entres les normes bio en Europe et aux États-Unis, sans compter qu’elles peuvent varier d’un État à l’autre, déplore-t-elle. Les gens peuvent beaucoup aimer les produits, mais après, il y a tout le côté administratif qui est long et difficile. En plus, l’euro nous bloque en ce moment au niveau des exportations. » En attendant de s’installer durablement sur le marché américain, les producteurs français, à l’instar de Philippe Gérard, président de Biovidis, ne perdent pas espoir : « C’est un marché difficile mais quand c’est difficile et qu’on arrive à réussir, on est meilleur que les autres ».

 

Infos pratiques :

Le « rendez-vous » du vin biologique français aura lieu le 3 mars à Washington et le 4 mars à Montréal.

Plus d’informations sur le site de l’Agence française pour le développement international des entreprises

Toutes les coordonnées des exposants (Biovidis, CLVD, Château de Brau…) sont consultables ici.

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