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L’école à charte, une nouvelle offre

La French-American charter school de Harlem (NYFACS), école publique au statut indépendant, propose dès cette année un mélange des pro- grammes français et américains et une plus grande immersion en français dans les petites classes (80% de l’enseignement) que les écoles publiques, qui proposent au mieux 50% de français.

La directrice Katrin Watkins prévient tout de même : « Attention, ici ce n’est pas le Lycée Français ! C’est une école bilingue plutôt qu’une école française. » L’école est ouverte sur la francophonie et accueille des enseignants de tous horizons. NYFACS prévoit d’ouvrir un nouveau niveau chaque année pour proposer à terme le bac international. Son principal défi dans les années à venir sera de gérer l’afflux probable d’anglophones dans ses programmes bilingues au détriment des francophones, puisqu’une école à charte ne peut techniquement pas refuser des élèves désirant s’inscrire, et doit alors mettre en place une loterie.

En attendant, l’école à charte a séduit des parents français qui cherchaient des options dans le public pour que leurs enfants apprennent avant tout leur langue maternelle. certains étaient impliqués dans les programmes bilingues de Ps 125 (qui se trouve juste à côté) et de Ps 151 (dans le Queens). Daniel Mlanao, dont le fils était jusqu’à l’an dernier à Ps 125, regrette que l’ouverture de l’école à charte menace le programme de son ancienne école, puisque selon lui les deux offres sont complémentaires : « Je connais beaucoup d’Africains dans notre quartier qui sont attachés au bilinguisme mais qui ne sont pas du tout intéressés à l’idée que leur enfant apprenne le programme français. Même chose pour des Américains qui ne veulent pas inscrire leur enfant à un programme français plus immersif parce qu’ils ne sont pas en mesure de les aider pour faire leurs devoirs à la maison. Malheureusement le dialogue n’a pas été établi et c’est regrettable car si PS 125 ferme, des enfants n’auront nulle part où aller. »

Même regret chez Jason Goldner, directeur de Ps 151 : « Quatre familles ont quitté mon école pour NYFACS, et notre programme est menacé. Mais nous avons par ailleurs des parents très investis, qui habitent dans le Queens et n’ont pas du tout l’intention de venir à Harlem ou à Brooklyn. Ces gens-là risquent de se retrouver sans rien, ils ne méritent pas la fermeture de ce programme. »

 


 

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