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Législatives : Les candidats vous répondent sur leur engagement post-élection

Chaque semaine, France-Amérique pose une question aux candidats aux législatives 2012 en Amérique du Nord. Cette semaine, ils nous répondent sur leur engagement post-élection pour les Français d’Amérique, s’ils ne sont pas élus.

“Si vous n’êtes pas élu(e), comptez-vous renouveler votre engagement auprès de la communauté française, et si oui, sous quelle forme ?”

Antoine Treuille (Indépendant) : Je renouvellerai mon engagement auprès de la communauté comme je le fais depuis 37 ans en vivant ici, en Amérique du Nord. Je continuerai à m’activer au sein des associations françaises d’entraide, au sein du Conseil de commerce extérieur et au sein de mes activités personnelles tournées vers la France. Enrichi de toutes ces rencontres avec les Français de l’Amérique du Nord, je serai un fervent défenseur de la communauté, en particulier en ce qui concerne le développement des programmes FLAM et encore les systèmes de bourse. Je suis un Français vivant en Amérique du Nord, je l’ai toujours été et je le resterai.

Karel Vereycken (Solidarité et Progrès) : Face à l’urgence de la situation je me concentre sur la bataille visant à rétablir la loi de séparation bancaire Glass-Steagallet le crédit productif. Au-delà, j’estime que la crise exige qu’on revienne à l’Esprit de République qui unissait jadis les Pères fondateurs américains avec le meilleur courant du républicanisme français dans leur rejet absolu du principe oligarchique. La coopération historique entre l’Ecole Polytechnique et Westpoint sont une référence pour moi. Au lieu d’exporter des Christine Lagarde, des DSK et des Pascal Lamy, la priorité doit revenir au génie français dans les sciences, les arts et la diplomatie. C’est dans cet esprit que je saisirai toute occasion pour renouveler mon engagement à éclairer les consciences.

Jean-Michel Vernochet (indépendant) : Face aux partis dominants qui ont le monopole de la parole, il y a peu de chance que la communauté des Français expatriés vote massivement sur mon nom. C’est dommage car seuls des hommes non compromis avec le système partitocratique, sont aujourd’hui susceptibles d’impulser les réformes nécessaires à l’échelle nationale et internationale qui feront enfin bouger les lignes.  Élu, mon ambition n’est pas de pratiquer  la démagogie des effets d’annonce et des vaines promesses, mais d’être un lien actif entre Paris et les membres dispersés de la Communauté française. Non élu, je poursuivrais le travail que je conduis sans discontinuer depuis trois décennies dans l’intérêt exclusif de tous mes concitoyens, hors ou dans nos frontières.

Julien Balkany (Indépendant) : Mon engagement au service de la communauté française d’Amérique du Nord ne date pas d’hier, à l’opposé de certains candidats qui se sont découverts une vocation sur le tard, à quelques semaines des élections ou par investiture d’un parti : mon engagement à votre service je le poursuivrai quel que soit le résultat de l’élection ! Pour moi, ce mandat n’est ni une ligne de plus sur un CV, ni une occasion de faire de la promotion personnelle, et encore moins un point de chute électoral par défaut pour cumulard professionnel. C’est un engagement à plein-temps et pleinement à votre service. Mes près de 60 déplacements à votre rencontre ont renforcé mon envie et ma détermination de continuer à agir pour vous et à défendre, sans relâche, vos intérêts.

Stéphanie Bowring (Parti Radical de Gauche) : Sans être devin, je peux dire que je le ferais si la possibilité m’en est offerte et si je suis bien placée pour. Je serai particulièrement attentive à la transmission de la langue et de la culture françaises. Je ne suis pas persuadée que la France utilise de manière optimale ses chaînes françaises et francophones à travers le monde, que ce soit en terme d’accessibilité ou de contenu. Si je parle parfaitement anglais en ayant grandi sur un territoire francophone, malgré l’absence d’enseignement en anglais, c’est parce que c’était la langue principale à la maison. Les chaînes canadiennes anglophones et américaines étaient dominantes, avec des émissions éducatives de qualité. L’inverse doit être possible pour le français en Amérique du Nord.

Céline Clément (Front de Gauche) : Cette élection nous permet de constater que la dynamique d’union à gauche créée depuis 2009 a aussi porté ses fruits aux Etats-Unis et au Canada. Quel que soit le résultat, avec les adhérents et sympathisants du Front de Gauche en Amérique du Nord, nous allons poursuivre notre travail d’organisation des réseaux en assurant une présence constante et des activités régulières, et en tissant des partenariats durables avec les autres groupes progressistes, qu’ils soient issus de la communauté française ou propres à nos sociétés d’accueil. Aussi, je porterai les propositions défendues pendant ma campagne auprès des futurs députés du Front de Gauche, pour avant tout de nouveaux droits sociaux pour les Français d’Amérique du Nord.

Carole Granade (MoDem) : Ma candidature est le prolongement d’un engagement de toujours au sein de la communauté qui m’entoure. C’est ce qui en fait une candidature légitime ne servant pas des intérêts personnels ou de parti. Depuis plus de 20 ans, dont 15 aux Etats-Unis, j’ai eu des responsabilités dans des associations étudiantes, professionnelles, familiales, éducatives, caritatives. Si je ne suis pas élue, je poursuivrais mon engagement notamment au service du tissu entrepreneurial que je connais bien. Mon but : faire évoluer les mentalités en France, favoriser une ouverture internationale et soutenir les entrepreneurs en Amérique du Nord. Je poursuivrai mon engagement politique au sein du MoDem et serai comme toujours dans l’action pour faire bouger les choses.

Frédéric Lefebvre (UMP) : L’heure est à la mobilisation et au rassemblement dès le premier tour. L’heure est au vote utile en faveur du candidat UMP afin de me donner les moyens d’agir en faveur des Français d’Amérique du Nord : pour étendre la gratuité scolaire, pour empêcher les projets socialistes de double imposition, pour améliorer la protection sociale (santé, retraite) et simplifier nos démarches administratives.

Louis Le Guyader (Indépendant) : Je suis, et je serai, disponible pour tous les citoyens Français. Voir louisleguyader.com

Philippe Manteau (Ares) : Question prématurée car je suis le seul candidat centriste et libéral, vivant aux Etats-Unis avec ma famille, présent sur le terrain en Amérique du Nord et en France, disposant de relais politiques nationaux et rompu à la défense des droits des Français au quotidien. Elu ou pas, je continuerai mon combat pour la liberté et la justice, au service de la France et des Français d’Amérique du Nord. Je serai présent aux côtés de Richard Ortoli lors des prochaines élections de l’AFE (je suis son suppléant) et me représenterai en 2017 aux législatives. Mon combat pour la France ne s’arrêtera pas le 16 juin, je l’ai commencé il y a longtemps, je le vis au quotidien à titre professionnel et politique et le mènerai à terme. Mon engagement est total.

Gérard Michon (Indépendant) : Contrairement à la plupart des candidats, je n’ai pas attendu cette élection pour m’intéresser à la communauté française. Avec ma candidature, j’ai seulement offert la possibilité d’inaugurer ce poste par un député principalement qualifié sur la base de sa propre dévotion communautaire (et de la compétence qui finit par en résulter). Si les électeurs font un autre choix, je continuerais évidemment à servir mon prochain le cœur léger dans le cadre de mon mandat électif à l’AFE (qui se termine en 2016) en comptant naïvement sur la sagesse du nouveau député pour ne pas laisser sacrifier nos communautés expatriées sur l’autel des grands débats nationaux. Voir COMMUNAUTE FRANCAISE.

Corinne Narassiguin (PS-EELV) : Je suis engagée sur le terrain au service des Français de l’étranger et en particulier de ceux d’Amérique du Nord depuis une douzaine d’années, au sein de l’association Français du Monde et au Parti socialiste. Il n’y a aucune raison que la poursuite de cet engagement soit soudain conditionnée par le résultat des élections législatives : je continuerai cet engagement quoi qu’il arrive. Je suis élue locale à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) depuis 3 ans et mon mandat se terminera en 2016, sauf bien sûr, si je suis élue députée : étant opposée à tout cumul de mandat, je démissionnerai de ma fonction de conseillère AFE pour me consacrer entièrement à celle de députée.

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