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L’enquête sur les dons de Liliane Bettencourt proche de son terme

L’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre sur des dons pour près d’un milliard d’euros que l’actionnaire principal de L’Oreal, Liliane Bettencourt, a accordé au photographe François-Marie Banier est proche de son terme, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

“Tous les protagonistes” de l’affaire ont été entendus par la Brigade financière et il appartient désormais au parquet de décider s’il ouvre une information judiciaire ou s’il classe le dossier, a précisé une de ces sources. L’enquête avait été déclenchée “il y a plusieurs mois” par une plainte déposée par la propre fille de Liliane Bettencourt, Françoise Bettencourt Meyers, pour “abus de faiblesse”.

Liliane Bettencourt Meyers, qui siège également au conseil d’administration du numéro un mondial des cosmétiques, “a été conduite à devoir interroger la justice pour s’assurer qu’un homme aux comportement et agissement peu scrupuleux n’avait pas profité de sa mère, en bénéficiant parfois de largesses pour le moins surprenantes”, avait confirmé dimanche soir dans une déclaration à l’AFP son avocat, Me Olivier Metzner.

Agée de 86 ans, Liliane Bettencourt est l’une des plus grandes fortunes mondiales et elle dirige depuis des années la fondation de mécénat privé Bettencourt-Schueller. Les dons accordés au photographe et écrivain François-Marie Banier, connu pour ces clichés de célébrités, s’étaleraient sur une quinzaine d’années et ont pris la forme de contrats d’assurance-vie ou de cadeaux d’oeuvres d’art, a expliqué une source proche du dossier, qui précise que le montant avoisine le milliard d’euros. Selon une autre source proche du dossier, l’état de santé de Mme Bettencourt a été “jugé vacillant”.

Liliane Bettencourt, dont la fortune pèserait près de 23 milliards de dollars, selon le classement 2008 du magazine américain Forbes, a refusé de se soumettre à une expertise médicale au cours de l’enquête. L’ouverture d’une information judiciaire aurait notamment l’intérêt de permettre à un juge d’instruction d’ordonner cette expertise.

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