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L’entourage d’Anna Nicole Smith accusé d’avoir alimenté sa “dépendance”

L’ex-compagnon et deux médecins d’Anna Nicole Smith, poursuivis devant la justice californienne, s’étaient mis d’accord pour alimenter la “dépendance” aux médicaments de la starlette décédée en 2007, a dénoncé lundi le parquet.

Le procès des trois accusés s’est ouvert début août à Los Angeles, et dans son réquisitoire final, le procureur adjoint David Barkhurst a accusé les médecins Sandeep Kapoor, 42 ans, et Khristine Eroshevich, 62 ans, d’avoir multiplié les ordonnances pour “alimenter la dépendance dont elle souffrait”. Quant à son ex-compagnon, Howard K. Stern, 41 ans, il se serait entendu avec les médecins pour obtenir des ordonnances, là encore pour encourager la dépendance de l’ancienne “playmate”, qui avait succombé à l’âge de 39 ans à une surdose de médicaments dans une chambre d’hôtel en Floride, le 8 février 2007. M. Barkhurst a minutieusement reconstitué la descente aux enfers d’Anna Nicole Smith, de sa première cure de désintoxication en 1996, jusqu’à sa mort.

En 2004, elle avait rencontré le docteur Kapoor, qui lui avait prescrit l’opiacé Dilaudid. Dès lors, malgré les avertissements de plusieurs autres praticiens, le médecin lui a délivré “prescription sur prescription”. Selon le parquet, la starlette avait été mise en garde contre sa dépendance aux médicaments alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant, et avait été sevrée lors d’un séjour à l’hôpital Cedars Sinaï de Los Angeles. Mais le docteur Kapoor l’avait fait retomber, aussitôt après, dans une “spirale de dépendance”. Les trois accusés se voient notamment reprocher d’avoir prescrit, administré et distribué des substances contrôlées à une personne dépendante, ce qu’ils nient. Pendant le procès, l’avocate du docteur Kapoor, Ellyn S. Garofalo, a assuré aux jurés que “les ordonnances et les traitements étaient médicalement justifiés” et que son client avait agi “de bonne foi”.

L’avocat de Mme Eroshevich a affirmé pour sa part que sa cliente avait fait “tout ce qu’elle avait pu dans les pires circonstances que l’on puisse imaginer”, faisant référence à la crise traversée par la starlette en 2006, après la mort par surdose de son fils à l’âge de 20 ans. L’autopsie avait établi qu’Anna Nicole Smith, personnage haut en couleurs et star des médias américains au moment de sa mort, avait succombé à un cocktail d’antidépresseurs, de méthadone, d’antibiotiques, de pilules amaigrissantes et d’anti-douleurs.

Restée célèbre pour être allée disputer jusque devant la Cour suprême américaine l’héritage de son mari décédé, un milliardaire du pétrole de 63 ans son aîné, elle est morte quelques mois après le décès de son fils et la naissance de sa fille.

rr/cel

 

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