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L’équipe de France de basket se teste en Amérique du nord

L’équipe de France de basket fait un crochet par le Canada et les Etats-Unis de jeudi à dimanche pour trois amicaux, dont un rendez-vous de prestige au Madison Square Garden de New York, histoire de chercher la bonne carburation en vue du Mondial malgré de nombreux absents.

Tony Parker, Ronny Turiaf, Mickaël Piétrus, Joakim Noah, Rodrigue Beaubois: la France va notamment devoir faire sans certains de ses fleurons, l’équivalent d’un sacré cinq majeur, au Mondial en Turquie (28 août-12 septembre). Avec Boris Diaw en capitaine, Florent Piétrus en grand frère et l’ailier de Portland Nicolas Batum en fer de lance, les Bleus, qui ne comptent plus que quatre joueurs labellisés NBA dans leur effectif de quatorze (que le sélectionneur Vincent Collet devra réduire à douze), s’avancent prudemment en Amérique du nord, sur la pointe des baskets, à la recherche d’une alchimie. Le premier stop a lieu jeudi à Toronto contre le Canada, que la France retrouvera en poules lors du Mondial (3e match). Une deuxième rencontre est prévue vendredi face à cette même équipe, dont la dernière participation à un Mondial remonte à 2002 (13e à Indianapolis). Imitant les Français, vainqueurs faciles de la Tunisie samedi (77-44), les Canadiens ont dominé la Chine mardi (86-62) pour leur premier match de préparation. Leurs principales armes se trouvent entre les mains du pivot Joel Anthony (Miami Heat) et de l’arrière Andy Rautins (New York Knicks), auteur de 19 points (7 sur 9 aux tirs) contre les Chinois. Le reste de l’effectif évolue dans une multitude de championnats: Russie, Finlande, Philippines, France, Italie, Turquie, Ukraine, Grèce, Allemagne et République tchèque.

Gala au Madison

Le match de gala contre les Etats-Unis, dimanche au mythique Madison Square Garden de New York, sera le point d’orgue de la tournée. La ville, la salle, l’adversaire… Tout est réuni pour que ce rendez-vous soit spécial, dix ans après la dernière rencontre entre les deux pays, en finale des JO de Sydney. “C’est un temps fort parce que c’est une salle mythique, face aux USA, un des favoris du Mondial, assure Vincent Collet. Ils vont mettre une agressivité qu’on ne risque pas de retrouver, hormis peut-être contre l’Espagne. Ce sera intéressant de voir comment on se comporte dans ce cas de figure.” Même si aucun des médaillés d’or de Pékin n’a tenté le pari de l’aventure du Mondial, les noms couchés sur la feuille de match, par exemple Kevin Durant (Oklahoma City), Derrick Rose (Chicago), Rajon Rondo (Boston) ou Lamar Odom (Lakers), auront tout de même de quoi impressionner les Bleus. De Toronto à New York, il faudrait également dissiper les quelques doutes autour de deux postes clés: à la mène, où Nando De Colo (23 ans) et Andrew Albicy (20 ans) sont les seuls spécialistes de l’effectif après les forfaits de Parker, Antoine Diot et Beaubois, et en pivot, où Alexis Ajinça et Ian Mahinmi, des intermittents du spectacle en NBA, ainsi qu’Ali Traoré vont devoir se faire des épaules sacrement larges afin de tenir le choc lors du Mondial.

Le programme:

Jeudi: Canada – France (23h00 GMT) .

Vendredi: Canada – France (23h00 GMT) .

Samedi: Etats-Unis – France (17h00 GMT)

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