Subscribe

Les adieux du président Bush à l’Europe

Le président américain George W. Bush a entamé lundi 9 juin, dans la plus grande indifférence, une tournée d’adieux en Europe dominée par le dossier du nucléaire iranien et la lutte contre le réchauffement climatique.

Avant sa rencontre avec le président français vendredi prochain, George W. Bush a rencontré ce jour la chancelière fédérale allemande Angela Merkel qui lui a apporté un bienheureux soutien sur la question iranienne. Tous deux ont convenus que si l’Iran ne coopérait pas davantage, d’autres sanctions devraient être prises à son encontre par le Conseil de sécurité des Nations unies. M. Bush a déclaré qu’il préférait régler "pacifiquement" la question du nucléaire iranien.

Le président américain a débuté sa toute dernière tournée européenne avant la fin de ses huit années de présidence en janvier 2009. Et il semble que les mauvaises relations entre l’Europe et les Etats-Unis ne soient plus qu’un mauvais souvenir, les Européens préférant attendre le successeur de M. Bush plutôt que de relancer les controverses. George W. Bush, arrivé lundi soir en Slovénie, pays qui assure actuellement la présidence de l’Union Européenne, a vu son dernier sommet euro-américain se dérouler mardi dans le calme. Les sujets qui fâchent ont été mis de côté pour ne parler que des convergences. Ainsi, les deux parties ont exprimé leur volonté d’accroître leur pression sur l’Iran pour le forcer à abandonner son programme d’enrichissement d’uranium. "Avec l’arme nucléaire, l’Iran serait incroyablement dangereux pour la paix du monde", a déclaré M. Bush au cours de sa conférence de presse. Sur le réchauffement climatique, point de divergence entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, les deux parties ont assuré continuer de rechercher un accord global sur des objectifs chiffrés de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis refusent des accords contraignants si les pays émergents, comme la Chine et l’Inde, sont dispensés de les appliquer. M. Bush a rappelé l’importance de cette condition avant d’affirmer qu’un accord restait possible avant la fin de sa présidence.

Le président américain s’est envolé en fin d’après-midi pour l’Italie et doit poursuivre sa visite du Vieux Continent au Vatican, en France et au Royaume-Uni.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related