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Les Bleus devront jouer les barrages

La victoire 5 à 0 de l’équipe France samedi à Guingamp contre les Féroé assure les Bleus d’être présents aux barrages, dernière chance pour eux de qualification au Mondial-2010 après la victoire de la Serbie face à la Roumanie (5-0) lui garantissant la première place du groupe.

La large victoire des Bleus sur les semi-amateurs des Féroé ne délivre donc que le minimum vital pour les partenaires d’Henry: avoir encore deux matches de barrages, aller le 14 novembre et retour le 18 novembre, pour tenter de décrocher leur billet pour l’Afrique du Sud. Le tirage au sort de l’adversaire des Bleus en barrages aura lieu le 19 octobre à Zurich.

Car désormais, le dernier match de qualification des Bleus, mercredi prochain au Stade de France contre l’Autriche, ne sert plus à rien. Il aurait fallu que la Serbie trébuche contre la Roumanie, avec un nul ou une défaite, pour entretenir le rêve d’une première place de groupe se jouant à la dernière journée, le 14 octobre, entre la France et la Serbie à distance, pourquoi pas à la différence de buts.

Mais en écrasant (5-0) samedi à domicile la Roumanie, la Serbie s’est assurée la première place et la qualification directe (une première historique pour la Serbie indépendante).

La France est assurée d’aller en barrages, mais ce n’est qu’une maigre consolation. Le suspense continue autour des Bleus.

Gignac, le nouveau héros bleu

Déjà buteur décisif au mois d’août à Torshavn, André-Pierre Gignac a récidivé avec un beau doublé contre les Iles Féroé (5-0) et poursuivi son duel à distance avec Karim Benzema, confiné au banc de touche au coup d’envoi avant d’effectuer une belle rentrée, samedi à Guingamp.

Les Nordiques réussissent particulièrement bien à l’attaquant toulousain. Le 12 août, son tir en pivot à l’entrée de la surface avait libéré des Bleus bien à la peine sur la pelouse du minuscule Torsvollur stadium. Cette fois, Gignac a encore fait mieux avec deux buts inscrits coup sur coup qui ont logiquement récompensé la nette domination française.

Un tir écrasé prenant à contre-pied le gardien féringien (35e) puis un déboulé sur le côté droit avant une frappe croisée limpide (39e): Gignac a dignement honoré sa 7e sélection et encore sauvé une équipe de France en manque de certitude et de confiance dans le domaine offensif.

Ce doublé, qui porte à trois unités le nombre de ses réalisations sous le maillot tricolore, arrive à point pour Gignac, qui n’a plus marqué en Ligue 1 depuis le 15 août. Mais il constitue aussi un nouveau désaveu pour Benzema, relégué au rang de simple remplaçant par Raymond Domenech.

Aux yeux du sélectionneur, qui ne semble guère porter l’avant-centre du Real Madrid dans son coeur, l’émergence de Gignac est une vraie bénédiction et justifie à elle seule ses choix en attaque. Si Benzema roule des mécaniques et ne trouve pas d’explication à son faible temps de jeu en équipe de France, le Toulousain incarne au contraire la fraîcheur et l’humilité.

Etat d’esprit irréprochable

Le Madrilène a récemment soulevé une énorme polémique en expliquant n’avoir pas “tout donné” lors de son entrée en jeu en fin de match contre la Roumanie (1-1), le 5 septembre. Gignac est lui à mille lieux de ce genre de considérations et a par exemple accepté sans rechigner d’être +sacrifié+ en Serbie, le 9 septembre, après l’exclusion de Lloris.

Aux yeux de Domenech, l’état d’esprit irréprochable du Toulousain fait toute la différence par rapport à un joueur pourtant acheté près de 35 millions d’euros par le Real Madrid cet été. Dans la hiérarchie des attaquants bleus, Benzema n’est désormais plus qu’en 4e position derrière Henry, Anelka et Gignac.

Sur le plan strictement sportif, le N.11 tricolore marque surtout des points à chacune de ses sélections. Outre ses buts contre les Féroé, c’est lui qui avait délivré une passe décisive à Ribéry pour offrir aux Bleus une victoire capitale contre la Lituanie (1-0), le 1er avril, lors de sa toute première cape.

Benzema est, de son côté, encore à la recherche d’un match référence en équipe de France. Comme un symbole, c’est d’ailleurs le Madrilène qui a remplacé Gignac à la 73e minute. Un message clair que Benzema a semble-t-il bien compris.

Impliqué et concentré, Benzema, à l’origine du 4e but d’Anelka (86e), a porté la marque à 5-0 d’une belle frappe croisée (88e). Entre Gignac et l’attaquant du Real, le match est lancé et loin d’être terminé.

 

 

 

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