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Les Bleus s’imposent en Bosnie

“Ca peut être le départ”, a commenté Laurent Blanc après sa première victoire à la tête de l’équipe de France, 2 à 0 en Bosnie, avec des Bleus qui lui ont “donné entièrement satisfaction dans le jeu et dans l’état d’esprit” et se sont relancés en qualifications de l’Euro-2012.

“Je ressens beaucoup de joie, s’est félicité +Le Président+. On n’avait pas pu traduire les bonnes choses entrevues dans les entraînements, dans l’état d’esprit (lors de la défaite contre le Belarus, 1-0). Vendredi soir (après cette défaite au Stade de France), on n’était pas dans le désespoir, ce soir, on n’est pas dans le +fantastique+, mais ça peut être le départ.”

Ce n’était peut-être pas encore fantastique, mais la première victoire de Laurent Blanc, après deux défaites (une en amical, une dans les qualifications), va peut-être constituer le match référence qu’il fallait aux nouveaux Bleus pour tourner la page du Mondial. Même si la prudence reste de mise.

C’est Benzema, non retenu pour le Mondial-2010, qui a ouvert le score avec son 9e but pour sa 29e sélection (1-0, 72e), imité ensuite par Malouda (2-0, 78e). Et la France en a ainsi fini avec une série de sept matches sans victoire: le dernier succès remontait au 26 mai à Lens contre le Costa Rica 2-1 en amical.

Benzema, le buteur-libérateur

Benzema a libéré les Bleus avec un premier but très important, après une domination qui se heurtait à un manque de réalisme offensif. “On sait que Karim Benzema n’est pas encore dans la pleine possession de ses moyens, mais c’est un joueur important, il peut marquer des buts, ce qui n’est si facile en équipe de France, et pour l’équipe adverse, les joueurs en face savent qu’il peut être dangereux à tout moment et il fait perdre confiance à la défense adverse, c’est un atout indéniable”, s’est ravi Laurent Blanc à propos de son jeune joueur de 22 ans (il aura 23 ans en décembre).

Benzema ne fut pas la seule satisfaction. Le milieu musclé de Laurent Blanc avec Mvila, A. Diarra et Diaby -ce dernier se révélant comme la plaque tournante du jeu- a fait déjouer les Bosniaques chez eux.

“On s’attendait à être malmené, il fallait barrer la relation entre Pjanic, le meneur, et Dzeko, l’avant-centre, on a musclé le milieu, mais pas seulement: dans l’utilisation du ballon, on a été bons et on s’est projetés assez rapidement, on avait des joueurs devant qui aiment l’espace, comme Benzema, et qui peuvent se projeter, comme Diaby”, a noté Blanc.

Les Français se sont aussi rassurés avec une bonne assise défensive, entre Rami dans la charnière centrale et A. Diarra dans l’entrejeu, en sentinelle devant la ligne arrière. Et Lloris a sorti l’arrêt de grande classe qu’il fallait sur un coup franc de Pjanic (65e).

“Avec l’arrêt de Lloris, on s’est dit +ça tourne un peu dans le bon sens+, a analysé Blanc. Ce match là, on pouvait faire 0-0, on aurait pu se dire que ça allait être encore difficile de ne pas marquer de but, que ça allait se retourner contre nous (comme contre le Belarus), mais cet arrêt de Hugo a permis de penser que la cage pouvait rester inviolée, ça a fait du bien à l’équipe.”

Des promesses en défense, une attaque qui revit: Enfin, des bonnes nouvelles. A suivre en octobre avec la suite des qualifications.

 

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