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Les défis des entreprises franco-américaines de la Nouvelle-Angleterre

Pour la deuxième année, la Chambre de Commerce franco-américaine de Nouvelle-Angleterre (FACCNE) a organisé son Business Forum à Boston mercredi 21 Mars.

Plus d’une dizaine d’intervenants ont communiqué sur les clés de leurs succès en Nouvelle-Angleterre et les défis auxquels font face les entreprises franco-américaines. Une entreprise française, Aldebaran Robotics, était à l’honneur pour la présentation de son invention, un robot humanoïde.

Catherine Chaulet, senior vice-président de la FACCNE et conseiller au commerce extérieur, a rappelé que les événements organisés par la Chambre de Commerce sont aussi l’occasion de se faire des contacts. “La FACCNE compte 250 membres aujourd’hui et c’est l’opportunité pour les professionnels de se rencontrer, ce qu’ils n’auraient peut-être pas la chance de faire autrement.”

Divisé en deux panels, le forum a adressé deux questions principales : la place majeure de la Nouvelle-angleterre chez les entreprises françaises orientées vers la nouvelle technologie et les ressources offertes aux entreprises françaises pour pénétrer le marché américain à travers cette région.

Des entreprises innovantes

Jim Collins, fondateur et président de New England Business Partners, une entreprise ayant pour but d’aider les compagnies à se développer en Nouvelle-Angleterre, et auteur d’un livret comprenant des ressources clés, livre ses conseils pour les Français désireux de s’expatrier aux Etats-Unis. “N’ayez pas peur du non, vous l’entendrez souvent et devrez apprendre à le gérer. Utilisez bien toutes les ressources mises à votre disposition. Apprenez à vous vendre avant de vendre votre produit, aux Etats-Unis l’interaction humaine est plus importante, c’est ce qui vous donne de la crédibilité. Enfin, soyez prêts à passer plus de temps que vous ne l’aviez prévu au départ, de cette manière vous ne serez jamais déçu.”

Al Bunshaft, directeur général de Dassault Systemes North America, rappelle la place majeure du Massachusetts dans le secteur technologique. “L’état du Massachusetts est pionnier devant la Sillicon Valley en termes d’entreprises technologiques. La route 128 à Waltham en témoigne.” Le cadre supérieur de l’entreprise d’aviation française fait référence à cette route où de nombreuses entreprises technologiques ont vu le jour au début du siècle dernier.

Olivier Baetz, VP ventes et opérations chez NovaSparks North America, une jeune start-up Française créant des technologies pour accélérer le computer trading pour l’industrie financière, donne des conseils aux Français souhaitant s’implanter aux Etats-Unis. “Avec six heures de décalage horaire, la Nouvelle-Angleterre est un meilleur choix. C’est une bonne région pour la technologie business to business (B2B) et son aspect Européen est très accueillant. »

John Harthorne, fondateur et président du MassChallenge, une entreprise à but non-lucratif ayant pour but de promouvoir de jeunes start-up dans le monde entier, a rappelé le principe du concours. Pendant trois mois, les entreprises sélectionnées sont totalement prises en charge (logement, ressources…) de manière à accélérer leur réalisation. A l’issue de cette période, le vainqueur remporte 1 million de dollars à dépenser librement.

Un robot “made in France”

La surprise de la soirée était la présentation de NOA, le premier robot humanoïde autonome créé par Aldebaran Robotics, une entreprise française. Jeff Holden, VP ventes et marketing aux Amériques et Nathanel Dukan, area manager aux Amériques ont présenté un compagnon artificiel pour assister les êtres humains. « Le robot NAO est capable de voir, d’entendre, de parler et communiquer avec les utilisateurs et d’autres robots », explique Jeff Holden.

Principalement utilisé dans la recherche et l’éducation, d’autres secteurs se servent du robot. “On l’utilise en psychologie, l’assistance personnelle, la perception et reconnaissance, et pour la localisation, conclut Nathanel Dukan. Nous avons deux ou trois ans d’avance sur le Japon. Notre approche est différente de Toyota ou Honda. Leurs robots ne sont pas utilisables dans la recherche et notre interface de programmation les impressionne.”

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