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Les dessous de l’éthique

Sur le marché du sous-vêtement éthique et biologique, Cathy Abruzzo s’est faite une place en France. Distribuée aux Etats-Unis depuis le lancement de son entreprise Peau-Ethique, la marque poursuit le projet en 2011 d’y créer une succursale.

C’est parce qu’elle était allergique aux matières synthétiques que Cathy Abruzzo a décidé, il y a sept ans, de se lancer dans le marché du sous-vêtement éthique. « J’avais beaucoup de mal à trouver du coton bio, et quand je réussissais, je trouvais la plupart du temps des marques allemandes qui ne correspondaient ni à mes goûts, ni à ma taille », explique la fondatrice de Peau-Ethique.

Forte de son  expérience dans le monde du textile, c’est dans le sous-sol de sa maison à Saint-Chamond (Loire) en France, qu’elle a créé ses premiers modèles de petites culottes et autre soutiens-gorge respectueux des peaux sensibles.

L’éthique constitue aussi une part importante dans ses créations, puisque la partie fabrication est confiée à une plateforme respectant les principes du commerce équitable. Une position qui lui a permis de faire des affaires rapidement avec des pays étrangers. « Dès le début, j’ai souhaité travailler à l’export. C’était une opportunité, car nous étions une petite structure sur un marché de niche», souligne la chef d’entreprise.

Lors d’un salon professionnel en Allemagne, Cathy Abruzzo a rencontré ceux qui sont devenus ses revendeurs aux Etats-Unis. La marque est aujourd’hui disponible chez Faerie’s Dance pour l’adulte et chez GreenEdgeKids pour la collection enfant. « Les designers américains ne se sont pas encore lancé dans le marché “éco-friendly” du soutien-gorge», précise Adrienne Catone, propriétaire de Faerie’s Dance.

« On peut trouver des soutiens-gorge pull-in en coton biologique, mais les soutiens-gorge avec des armature et des bretelles réglables qui garantissent un bon soutien ne sont tout simplement pas disponibles auprès des fabricants aux États-Unis pour le moment », précise Cathy Abruzzo. Autre argument avancé par la créatrice, des modèles qui mettent plus en valeur la féminité que les marques traditionnelles. « La ligne basique marche très bien. La plupart de nos clientes américaines sont des femmes sophistiquées et exigentes qui en plus de l’aspect biologique, recherchent la fantaisie», souligne-t-elle.

Malgré tout, sur les 30% du chiffre d’affaires de la marque réalisés grâce à l’export, moins de 10% concernent les Etats-Unis. « C’est assez difficile», avoue la Ligérienne. « Avec seulement deux revendeurs, nous ne sommes pas assez crédibles pour les Etats-Unis où le marché est très protectionniste ».

Aujourd’hui, Cathy Abruzzo projette d’ouvrir une succursale aux Etats-Unis pour renforcer et développer l’implantation de Peau-Ethique. « Il faut rencontrer les bonnes personnes qui ont une connaissance de cette culture américaine du monde des affaires », souligne-t-elle. Un investissement qui pourrait se concrétiser en 2011.

Pour plus d’informations :

http://www.peau-ethique.com/index.php

 

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