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Les garde-côtes espèrent pomper le pétrole aujourd’hui

Une opération visant à placer un entonnoir sur la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique a échoué mais les équipes luttant contre la marée noire espéraient réussir à pomper le liquide dès jeudi avec la pose d’un caisson, a déclaré le chef des garde-côtes américain.

Pour contenir la fuite, les équipes d’intervention ont lancé au début de la semaine une opération visant à apposer un “entonnoir” censé récupérer le brut qui s’écoule, impliquant de sectionner un oléoduc endommagé relié au puits de pétrole.

Si une première coupure a pu être réalisée mardi soir, une deuxième, au niveau de la tête de puits, a échoué mercredi, contraignant les ingénieurs à changer de méthode. La scie à diamant utilisée s’est coincée, obligeant les ingénieurs à la remplacer par des pinces coupantes hydrauliques. Ces dernières ont du être remontée après qu’une fuite hydraulique est été constatée.

Jeudi, les pinces coupantes ont finalement sectionné le conduit à l’origine de la fuite de pétrole. Mais cette nouvelle coupure, moins précise que celle initialement prévue, ne permettra pas de poser l’entonnoir.

A la place, les équipe doivent installer un “caisson”, également destiné à aspirer le brut, mais moins hermétique, a expliqué M. Allen sur CNN. Ce caisson avait déjà été descendu au fond de l’océan et n’avait pu être installé jusqu’ici.

Ensuite, “nous espérons qu’ils commenceront à canaliser le pétrole vers la surface aujourd’hui”, a-t-il également précisé, cette fois sur la chaîne ABC.

L’amiral Allen a par ailleurs affirmé que les puits de secours destinés à soulager la fuite de pétrole qui se répand dans le golfe du Mexique seront opérationnels à la mi-août.

Interrogé sur l’option consistant à provoquer une explosion nucléaire pour boucher définitivement la fuite, l’amiral Allen a répondu qu’il faudrait “qu’on ait épuisé beaucoup de possibilités avant d’y penser”. Il a souligné que le recours à cette option présentait “un risque important”, notamment parce qu’il pourrait “y avoir un problème dans les strates de formations rocheuses” dans le sous-sol. “Je ne crois pas que nous devions prendre le risque de perturber cela”, a-t-il ajouté.

Les nombreuses tentatives faites à ce jour par BP pour colmater la fuite ont échoué. BP exploitait la plateforme Deepwater Horizon avant qu’elle n’explose le 20 avril puis ne sombre deux jours plus tard dans le golfe du Mexique. Son directeur général, Tony Hayward, a reconnu jeudi que le groupe pétrolier britannique n’avait “pas les instruments qu’il aurait fallu” pour faire face à un tel problème.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a par ailleurs annoncé qu’il retournerait vendredi en Louisiane, où il effectuera sa troisième visite dans la région depuis le début de la marée noire. La visite lui permettra d'”évaluer les derniers efforts en date pour lutter contre la pollution (de la plateforme) BP Deepwater Horizon”, a indiqué la Maison Blanche.

Il s’agira de la troisième visite de M. Obama dans cette région menacée par la pire catastrophe environnementale de l’histoire des Etats-Unis, après une première le 2 mai et une deuxième le 28.

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