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Les grandes économies mondiales discutent sur les énergies propres

Les principales économies mondiales, réunies à Washington pour un sommet sur les énergies propres, se sont engagées mardi à réduire la consommation de dévoreurs d’énergie que sont par exemple les téléviseurs pour à terme économiser la production de 500 centrales électriques.

Les ministres de l’Energie et des hauts responsables de 21 pays, dont les Etats-Unis, la France, la Chine et l’Inde, s’étaient rassemblés dans la capitale américaine à l’invitation de l’administration Obama, avec l’objectif de donner un coup de fouet au développement des énergies propres. Au deuxième et dernier jour de la réunion, le secrétaire américain à l’Energie, Steven Chu, a indiqué que les participants se sont mis d’accord sur 11 initiatives censées promouvoir les énergies propres. M. Chu a dit son espoir que cette feuille de route permette d’économiser l’énergie que produisent 500 centrales électriques de capacité moyenne dans les 20 prochaines années.

M. Chu a souhaité que la réunion laisse de côté les problèmes à régler de manière urgente –comme la marée noire dans le golfe du Mexique– pour adopter une optique à long terme. “Si nous (…) continuons à ne réagir qu’aux crises immédiates sans les anticiper, nous allons, pour faire un jeu de mots (sur la marée noire), boire la tasse”, a dit M. Chu lors d’une conférence de presse. Une des initiatives consiste à inciter les pays participants à trouver le moyen de rendre les appareils électroménagers, tels les téléviseurs, moins gourmands en électricité. Selon le ministère américain de l’Energie, cette initiative permettrait d’économiser la production d’environ 80 centrales électriques à l’horizon 2030. Les Etats-Unis, le Japon, l’Inde et l’Union européenne ont notamment promis d’y apporter leur concours. Autre point sur lequel les participants sont tombés d’accord: modifier le cahier des charges dans la construction pour s’assurer que les nouveaux bâtiments consomment moins d’énergie.

A l’heure actuelle, les bâtiments de grande taille -comme les immeubles de bureaux ou les usines- consomment la moitié de l’énergie dans le monde. Les nations présentes se sont également engagées à échanger leurs idées et réflexions sur le développement des véhicules électriques. Il est également question de collaboration dans la mise en place de “réseaux de distribution d’électricité intelligents” (“smart grids”), censés mieux calquer l’offre sur la demande des consommateurs. Par ailleurs, la Grande-Bretagne et l’Australie ont promis de s’ériger en fers de lance du développement du procédé dit de “captage et stockage du dioxyde de carbone”, qui permet de réduire les émissions de ce gaz à effet de serre. “Il s’agit de prendre des mesures concrètes. Il ne s’agit pas d’un quelconque positionnement philosophique”, a expliqué Steven Chu.

A l’occasion de ce sommet, “nous avons pris conscience qu’en collaborant, nous pouvons accomplir plus et plus vite, qu’en travaillant seuls”, a-t-il ajouté. Bien que la rencontre ait été organisée avec l’objectif premier d’échanger des idées sans aborder la question des financements, plusieurs pays ont annoncé qu’ils comptaient doper leurs budgets consacrés à la recherche et au développement. Steven Chu a ainsi indiqué que le total du volume que les participants vont affecter à la recherche se monte à “des centaines de millions de dollars”. De leur côté, les Emirats arabes unis ont indiqué qu’ils accueilleraient la prochaine réunion de ce type au début de l’année prochaine.

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