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Les marais de Louisianne souillés par la marée noire, alors que BP dit pomper 60% de la fuite

Le groupe pétrolier britannique BP a affirmé jeudi qu’il parvenait désormais à pomper environ 3.000 barils de pétrole par jour, soit autour de 60% des 5.000 barils s’échappant quotidiennement dans le Golfe du Mexique, grâce au tuyau sous-marin installé ce week-end.

Le volume de gaz et de pétrole désormais collecté grâce à ce tuyau de récupération “est estimé à environ 3.000 barils par jour de pétrole, et quelque 14 millions de pieds cubes (soit près de 400.000 mètres cubes) par jour de gaz”, a précisé BP dans un communiqué.

Le groupe avait indiqué lundi que ce tuyau permettait de récupérer 1.000 barils par jour de brut, puis avait fait état mardi d’un rythme de 2.000 barils collectés quotidiennement. BP a précisé par ailleurs avoir déjà récupéré jusqu’ici en surface quelque 187.000 barils de liquide pétrolier.

Mais des nappes de pétroles continuent d’arriver régulièrement sur les côtes américaines, et s’infiltrent notamment dans les marais. A certains endroits, une couche d’au moins dix centimètres d’or noir tapisse les fonds marécageux des bayous de Venice, port de pêche au sud de La Nouvelle-Orléans. Toute la végétation environnante n’est que souillée par le mélange gluant.

 

Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a lancé en revenant d’un tour en bateau dans le delta du Mississippi : “le jour que nous avions tous craint est arrivé aujourd’hui”.

“C’est du pétrole lourd dans nos marais”, a insisté le gouverneur lors d’une conférence de presse à Venice, soulignant que “davantage” arrivait.

A l’embouchure d’un canal reliant Venice à la mer, le rivage qui fait face au golfe du Mexique est ainsi jalonné par des centaines de mètres de tas visqueux de près d’un mètre de haut, composés de roseaux morts et de pétrole. Le sable, rendu brillant par les hydrocarbures, est jonché de galettes de brut de différentes tailles.

Berceau d’un écosystème fragile et unique, les bayous de Louisiane sont un dédale de canaux et de bras de mer qu’il paraît difficile de protéger de ce qui constitue peut-être la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

 

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