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Les nageurs sont rentrés à Paris, sous les applaudissements

Applaudissement des voyageurs, flashes des photographes, caméras et micros sous le nez: de retour de Budapest, les nageurs de l’équipe de France de natation sont apparus rayonnants lundi à leur descente d’avion à l’aéroport de Roissy.

“On s’attendait un peu à un tel accueil, on avait vu ce qu’il s’était passé avec l’équipe d’athlétisme”, avoue Hugues Duboscq qui dit revenir “avec de très, très beaux souvenirs”. Dans la cohue, deux jeunes voyageurs, Sophie et Nicolas, 9 et 11 ans, tentent de grappiller des autographes sur leur billet d’avion. “Je veux un autographe d’Alain Bernard, je l’aime bien parce qu’il est musclé”, explique Nicolas, stylo en main, prêt à bondir. “Nous revenons de Thaïlande et nous avons appris que l’équipe de France de natation était attendue, nous sommes restés un peu pour les attendre aussi”, dit le papa, Stéphane Martel. A quelques mètres, Hervé Jeanjean et sa compagne Françoise, sont de véritables passionnés. Ils sont venus de Paris pour voir leurs idoles. “Il m’ont fait pleurer devant ma télé !”, lance Hervé Jeanjean, barbe grise, chemisette jaune. “Bravo, bravo pour vos débuts, et merci !”, lance-t-il à la jeune nageuse Ophélie-Cyrielle Etienne, trois médailles aux championnats européens: argent sur 400 mètres et 800 libre, bronze sur le relais 4×200 libre.

Il enchaîne ensuite, félicitant les uns, applaudissant les autres. Sa compagne, imperméable rose sur le dos, fait la bise à chaque nageur croisé. Assailli par les journalistes mais aussi par les voyageurs, Camille Lacourt se prête au jeu avec un large sourire, signant des autographe, posant avec les voyageuses pour une photo. “Ca surprend, c’est assez étrange”, confie le jeune homme interloqué. Un peu plus aguerri, Alain Bernard salue cette ambiance “extraordinaire”. “C’est un accueil pour tout le monde et pas seulement quelques nageurs”, souligne-t-il rappelant qu’il “s’est passé quelque chose dans cette équipe. Cette émulation, il faut qu’on s’en serve”. “C’est une belle mentalité, un bel exemple”, continue Hervé Jeanjean avant de s’éloigner pour interroger Hugues Duboscq sur son nombre de médailles, qui signe un autographe à une petite fille qui lui tend un cahier d’écolier. Fabien Gilot, large sourire, se plie aussi volontiers à l’exercice des autographes. Discrètement, Henriette Arrachepied, venue d’Amiens, attend sur le côté. C’est la “nounou” de Jérémy Stasiulis. Accompagnée de Maryline Chéron, elle est venue lui faire la surprise. “C’est la première fois que je viens le chercher, il va être surpris”, glisse-t-elle. “Je pleure à la fin de chaque compétition. Je rajoute de l’eau dans la piscine”, s’amuse la “nounou” de Jérémy qui a “décoré l’appartement avec des ballons bleu, blanc, rouge.

Pour faire la fête.” Les Français ont fêté les 23 médailles remportées à Budapest lors des championnats d’Europe : huit d’or, huit d’argent et sept de bronze. “On a déjà fait la fête, on va continuer avec les proches, les amis”, annonce aussi Hugues Duboscq. Sophie et Nicolas, les jeunes chasseurs d’autographes, ont, eux, eu leur lot de paraphes. Nicolas peut même afficher fièrement la signature tant convoitée d’Alain Bernard.

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