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Les parents d’Hugues de la Plaza offrent 100000 dollars pour tenter d’élucider sa mort

Le 2 juin 2007, Hugues de la Plaza, Franco-Américain de 36 ans, est retrouvé poignardé dans son appartement de Hayes Valley, à San Francisco. La police locale conclut rapidement à un suicide, mais les proches d’Hugues refusent cette thèse. Pour relancer l’enquête, les parents du jeune homme ont annoncé le 26 janvier qu’ils offriraient une prime de 100 000 dollars à toute personne susceptible de fournir des informations sur la mort de leur fils.

« Nous mettrons le temps qu’il faudra mais nous ne lâcherons jamais l’affaire. Notre objectif, c’est de trouver le type qui a fait ça ». Au bout du fil, François de la Plaza, père d’Hugues de la Plaza, un Français retrouvé poignardé le 2 juin 2007 dans son appartement de Hayes Valley à San Francisco, explique pourquoi la famille du jeune homme a décidé d’offrir une prime de 100 000 dollars à toute personne qui pourrait l’aider à élucider le mystère de sa mort. « Nous pensons qu’il y a certainement quelqu’un qui sait quelque chose dans l’entourage de Hugues, et la prime pourrait le pousser à parler. »

L’information, parue le 27 janvier dans certains journaux américains, selon laquelle la prime serait offerte par les parents et le gouvernement français, a été démentie par les autorités : « La prime sera donnée par la famille uniquement. Le gouvernement français n’a pas la possibilité de faire ce genre de proposition », explique Jacques de Noray, consul-adjoint de San Francisco.

Retour sur une mystérieuse affaire

L’affaire remonte au 1er juin 2007. Ce jour-là, Hugues de la Plaza, ingénieur chez Leapfrog (ndlr, un fabricant de jouets éducatifs), installé depuis 4 ans à San Francisco, décide d’aller fêter une promotion avec des amis au Underground SF, une boîte de nuit branchée du quartier de Lower Haight, non loin de son domicile. Il avale 4 whiskies avant de rentrer chez lui à pied, vers deux heures du matin. Il convient avec son ami Mark d’aller au cinéma le lendemain soir. Dans le salon du jeune homme, l’ordinateur reste connecté jusqu’à 2 h 38. Après, c’est le trou noir.

Le lendemain, un voisin, intrigué par des taches de sang sur le perron et la poignée extérieure de la porte, alerte la police. Des agents découvrent le corps sans vie d’Hugues de la Plaza sur le sol de son appartement. Le Franco-Américain a succombé à trois coups de couteau portés au niveau de l’estomac, du cœur et du cou. L’appartement n’a pas été fouillé et la victime a 80 dollars en poche, sa carte de crédit et son téléphone à proximité. La télévision est renversée, un verre de vin a volé en éclats et, détail étrange, le câble d’alimentation de l’ordinateur a été arraché.

Quelques semaines plus tard, les résultats de l’autopsie plongent les parents de Hugues, Mireille et François, dans un profond désarroi : selon le médecin légiste, les blessures pourraient correspondre à des coups de couteaux que la victime se serait elle-même donnée. Pourtant aucune arme n’a été retrouvée si ce n’est un couteau propre posé dans l’évier. Selon les enquêteurs américains, le jeune homme se serait poignardé avec le couteau qu’il aurait nettoyé avant de s’effondrer.

Estimant que les enquêteurs font fausse route, le père de la victime, un ancien technicien du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), et sa femme engagent un détective privé afin d’explorer la piste criminelle. Et de retour en France, ils font une demande de commission rogatoire internationale pour permettre d’ouvrir une information judicaire française.

En attendant les résultats de la commission rogatoire de la juge d’instruction Brigitte Jolivet, des policiers de l’Office Central de Répression des Violences aux Personnes (OCRPV) se sont rendus à San Francisco en mai 2008. Les parents d’Hugues de la Plaza devraient retourner à San Francisco en février pour voir les avancées de l’enquête. « La juge d’instruction Brigitte Jolivet n’a pas encore fini son travail d’enquête. Il est probable que l’OCRVP revienne à San Francisco dans quelques mois lorsque la juge leur aura précisé les points du dossier qu’elle souhaite éclaircir. »

Aujourd’hui, les parents d’Hugues sont convaincus que leur fils a été poignardé : « La thèse du suicide a été entièrement rejetée par les autorités françaises », explique François de la Plaza. « Il n’ y a absolument aucun élément qui permettrait d’aller dans le sens du suicide. Or pour l’instant, la police américaine ne s’est pas encore prononcée. Je veux absolument qu’elle reconnaisse officiellement qu’il s’agit d’un homicide. »

Retrouvez l’article paru au moment des faits sur France-Amérique.com

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