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Les prix des logements anciens en France ont baissé de près de 5% en 2009

Pour la deuxième année consécutive, les prix des logements anciens ont baissé en France en 2009, a annoncé mardi la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), la principale organisation d’agents immobiliers.

Cette baisse des prix de 4,9% en 2009 (après -3,1% en 2008 par rapport à 2007), est bien moindre que les -10% prévus en début d’année par la Fnaim.

“Les tentatives de spéculation à la baisse sont enrayées”, s’est félicité René Pallincourt, le président de la Fnaim, lors d’une conférence de presse.

Pour le dernier trimestre 2009 (avec une moyenne de 2.421 euros/m2), la Fnaim constate même, par rapport au troisième trimestre, une inflexion de tendance avec une hausse de +0,4% (+0,3% pour les appartements et +0,5% pour les maisons).

Pour l’ensemble de l’année 2009, la baisse des prix est plus marquée sur le marché des maisons (-10,2%), revenus à leurs prix du 2ème trimestre 2005, que sur celui des appartements (-5,4%).

Le retournement du marché intervenu en 2008, à cause de la crise financière et économique, faisait suite à une dizaine d’années de forte hausse des prix. Les prix avaient ainsi progressé de 13,5% en 2003, 15,1% (un record) en 2004, 10,8% en 2005, 7,2% en 2006 et 3,7% en 2007.

“Après avoir atteint son point bas au cours de l’automne 2008 (-10,0% sur un an), la baisse des prix aura progressivement cédé la place à un mouvement de stabilisation des prix en 2009”, souligne la Fnaim.

Pour 2010, la Fnaim table sur des prix comparables à 2009 (avec une marge d’incertitude comprise entre -3% et +3%).

Laurent Vimont, président du réseau d’agences immobilières Century 21, avait estimé, le 5 janvier, que les prix devaient repartir “à la hausse en 2010, entre 1% et 3%”.

Avec des taux d’intérêts favorables aux emprunteurs (3,79% au 4ème trimestre 2009), la Fnaim espère une progression du nombre de transactions à 600.000 sur l’ensemble de l’année 2010 contre 550.000 en 2009, 560.000 en 2008 et 700.000 en 2007.

Mais la Fnaim déplore une “pénurie de l’offre et un manque de produits” dans ses agences car de nombreux particuliers ont retiré leurs biens de la vente, à cause de la baisse des prix, et le fait que dans certaines villes particulièrement déshéritées “il n’y ait plus de marché car il n’y a plus d’acheteurs”.

Les professionnels réalisent désormais 60% des transactions de logements anciens (contre 45% en 1990) au détriment des ventes entre particuliers.

Mais après avoir connu une forte expansion – le nombre de cartes professionnelles était passé de 20.000 à 30.000 en 10 ans – les agences immobilières subissent de plein fouet la crise avec une forte réduction du nombre de commerciaux, non chiffrée, et la fermeture de nombreuses succursales.

“En 2009, c’est un total de 500 entreprises sur un total de 13.000 qui ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire, soit le double d’une année normale comme 2007”, a indiqué le président de la Fnaim, organisation qui a vu elle-même le nombre de ses adhérents diminuer de 200.

Pour redynamiser le marché, la Fnaim propose 20 mesures dont le doublement du prêt à taux zéro (PTZ) pour les ménages modestes acheteurs de logements anciens, une facilité actuellement en vigueur pour les logements neufs.

Mais le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu avait indiqué, dès le 8 décembre dernier, qu’il était “hors de question d’élargir” le doublement du PTZ, en raison de l’état des finances de l’Etat.

 

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