Subscribe

Les rues de New York sont plus mortelles que les armes à feu

Taxi, voitures, camions, vélos et piétons, le trafic est dense sur l’asphalte new-yorkais. Une chaussée qui délaisse sa couleur noire au profit d’un rouge carmin, un rouge sang.

En 10 ans, les accidents de la circulation ont provoqué à New York plus de victimes que les armes à feu selon le rapport Vision Zero publié par le Drum Major Institute for Public Policy et la Transportation Alternatives.

Le rapport fait état d’une statistique macabre. En moyenne, 317 New-Yorkais ont trouvé la mort, sur le coup, chaque année entre 1998 et 2008 lors d’accident de la circulation routière impliquant majoritairement piétons et automobilistes. Ou, autrement dit, un habitant toute les 28 heures.  Le carrefour le plus tristement célèbre est celui d’Essex et Delancey dans le lower east side qui totalise 119 accidents mortels par an.

Entre 2001 et 2009, ce sont en tout 3 647 New-Yorkais qui ont péri à cause de la circulation. Une mortalité plus importante que celle engendrée par les armes à feu qui ont fait 3 558 victimes pour la même période.
Il faut toutefois noter une amélioration. Le nombre d’accident létaux dû au trafic effréné de la ville a diminué de 30% en une décennie.

New York, la meilleure parmi les pires aux Etats-Unis

New York n’est pas la ville où la circulation représente la plus grande menace aux Etats-Unis. San Antonio remporte ce triste trophée avec plus de 10,7 décès dus à la route sur 100 000 habitants, contre 1,9 pour les 5 Boroughs.

Une bonne place qui reste cependant inférieure aux taux de mortalité des villes européennes. Paris compte un taux de mortalité deux fois inférieur. “Si les rues de New York étaient aussi sûres que celles de Paris ou Berlin, nous sauverions une centaine de vies chaque année. Il est temps de passer à l’action et ne plus prendre ces accidents comme une fatalité conclut John Petro co-auteur de ce rapport.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related