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Les sénateurs français à la recherche d’un nouvel éclairage sur le marché de l’électricité

Une mission sénatoriale s’est déplacée de France cette semaine pour étudier les politiques énergétiques de trois États américains. L’occasion d’évaluer les impacts de la dérégulation, voire de la re-régulation du marché de l’électricité aux États-Unis et d’en tirer des leçons pour la France.

Alors que le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo vient de présenter en conseil des ministres un projet de loi visant à élargir le marché de l’électricité à la concurrence, une mission sénatoriale se penchait justement sur les effets de telles politiques aux États-Unis. Après New York et La Nouvelle-Orléans, le groupe d’étude du Sénat, emmené par Ladislas Poniatowski et une délégation d’ERDF (Électricité Réseau Distribution France, filiale d’EDF) s’est arrêté à San Francisco. Le Consul général de France les a reçu lors d’une réception à la résidence de France.

Régulation, dérégulation ou re-régulation
Le but de leur présence : étudier les pouvoirs du régulateur par rapport aux fournisseurs d’électricité dans différents contextes de régulation. Une étape par la Californie s’imposait, l’État ayant décidé de re-réguler le marché de l’électricité suite à la crise électrique de 2001, qui avait provoqué des coupures de courant chez des dizaines de milliers d’usagers. « Il ne faut pas avoir peur de piquer les bonnes idées, estime Ladislas Poniatowski, président du groupe d’étude sur l’énergie au Sénat. Ici, le gouverneur, le législateur et le régulateur sont constamment obligés de négocier, c’est une bonne chose », précise-t-il. Pour autant, il juge que le pouvoir du régulateur français doit rester fort pour pouvoir imposer certaines mesures.

Ambassadeurs du nucléaire
Venue observer les avantages et les inconvénients des différentes situations américaines, la mission s’est, par la même occasion, fait ambassadrice du nucléaire, dans un État jusqu’ici réticent à cette forme de production énergétique : « Le choix de la Californie d’investir dans les énergies renouvelables est courageux et intéressant, mais à mon avis pas suffisant pour répondre à la croissance démographique et au dynamisme de la Californie », estime Ladislas Poniatowksi. Je suis convaincu que si les Californiens ne trouvent pas d’autres

idées, ils iront acheter demain de l’électricité qui proviendra du nucléaire à des États voisins », insiste-t-il. D’après le sénateur de l’Eure, Barack Obama aurait ouvert les crédits pour la construction de dix-sept centrales nucléaires sur l’ensemble du territoire américain. Une opportunité alléchante pour les industriels du nucléaire français.

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