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Les sondages de Qwanz s’étendent aux mobiles

Le site de sondage maison Qwanz, lancé en 2010 aux Etats-Unis par un Français, s’est étendu en 2012 à plusieurs pays dont la France. Une application mobile, arrivée sur les écrans américains il y a trois mois, va être lancée dans l’Hexagone début mars. Retour sur cette formule à succès.

Souhaitez-vous que la France sorte de la zone Euro ? La tablette va-t-elle remplacer l’ordinateur portable ? Joey Starr, une grande carrière d’acteur ? Les Etats-Unis devraient-ils lever l’embargo sur Cuba ? L’industrie de la mode devrait-elle réguler le poids des mannequins ?

Autant de questions qui ne sont pas adressées à une boule de cristal, mais à la communauté des internautes qui surfent sur Qwanz. Ce site est un outil de sondage, qui permet de mettre en avant une idée, d’exprimer un avis. Les utilisateurs de Qwanz peuvent ainsi formuler une question, soumise à leur réseau personnel ou à l’ensemble du web (seuls les inscrits peuvent voter, mais les intitulés sont visibles par tous). Présent sur la toile depuis 2010, Qwanz a des versions aux Etats-Unis, en France, en Inde, en Espagne et en Grande-Bretagne (lancées en 2012 pour les éditions non américaines). Cette plateforme pensée par le Français Pierre Sernet – fondateur du site Artnet et artiste, qui est également passé par la banque et l’immobilier – devient maintenant application mobile. Qwanz est disponible sur les portables depuis fin 2012 aux Etats-Unis et le sera courant mars en France.

Semblable au pionnier du genre Survey Monkey, ou au dernier né – made in France – Poutsch, Qwanz se distingue notamment par la possibilité d’envoyer les résultats d’un sondage aux médias. Prenez par exemple la question postée par We Stop Hate, sur la page nord-américaine : “Facebook devrait-il s’engager dans la mobilisation anti harcèlement en créant un bouton qui permette de dénoncer des pratiques de harcèlement sur le réseau social et de suspendre l’utilisateur ?” Proche de la pétition, ce sondage pourra, quand il aura récolté suffisamment de réponses, être communiqué à des journalistes choisis parmi une liste de 20 000 personnes à travers le monde. L’idée étant de donner plus de poids et de visibilité à la proposition. La devise de Qwanz : “une voix peut ne pas être entendue, mais des milliers de voix réunies ne peuvent être ignorées.”

En devenant une application gratuite, Qwanz revêt toujours plus l’habit de réseau social, avec lequel on peut tchater, suivre des gens, débattre des questions posées. Le Français Pierre Sernet, qui vit à New York depuis 1973, ne compte pas s’arrêter là et annonce déjà qu’il recherche des partenaires pour développer Qwanz sur de nouveaux marchés.

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