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Les Spurs de Boris Diaw et Tony Parker s’inclinent en finale NBA

Miami et LeBron James ont conservé leur titre de champion NBA en administrant à San Antonio et Tony Parker leur première défaite en finale, jeudi à l’issue d’un match décisif au suspense insoutenable (95-88), qui a joliment conclu une série exceptionnelle (4-3).

LeBron James, désigné MVP de la finale pour la deuxième année consécutive après un septième match qui fera taire ses détracteurs pendant quelques mois, ou quelques années, a pris sa revanche après avoir été victime des Spurs et de leur “Big Three” en finale en 2007, quand il jouait à Cleveland (4-0). “LeBron James a été LeBron James”, a résumé Dwyane Wade, qui a été de toutes les campagnes victorieuses de Miami (2006, 2012, 2013).

Si James a porté le Heat sur ses larges épaules (37 points, 12 rebonds, 4 passes et 2 interceptions) il n’a pas tout fait tout seul pour Miami, et l’étincelle est aussi venue du shooteur Shane Battier. A la dérive depuis le début des play-offs (25% de réussite à trois points), il a rentré 6 paniers à longue distance sur 8, dont les 5 premiers, permettant au Heat de répondre de l’extérieur aux percées intérieures des Spurs.

San Antonio ne pourra pas s’empêcher de penser que c’est au match précédent que son cinquième titre de champion lui a échappé. Les Spurs menaient alors en effet de cinq points à 30 secondes de la fin du temps réglementaire, mais Ray Allen a arraché la prolongation à cinq secondes de la sonnerie sur un panier à trois points qui rentrera dans les annales de la NBA, et les Texans se sont ensuite inclinés en prolongation (103-100). “Je suis déçu mais pas autant qu’après le ‘Game 6’, c’est là qu’on a vraiment laisser passer notre chance”, a reconnu Tony Parker, qui n’avait jamais perdu une finale NBA après des titres en 2003, 2005 et 2007.

Duncan rate un panier “tout fait”

Le Français, qui avait lancé la série en offrant une victoire à l’extérieur aux Spurs sur une action de classe, a fini dans la discrétion (10 pts, 4 passes) et a été invisible après la mi-temps (0 point à 0 sur 4, 1 passe, 2 pertes de balles). L’élongation à la cuisse droite qu’il a contractée lors du troisième match ne lui a pas vraiment permis d’exploiter tout son potentiel. Les Spurs étaient toutefois encore en course pour un cinquième titre à deux minutes de la fin (-2, 90-88), et le suspense était à son comble.

La fébrilité s’est alors installée chez les uns (deux lancers francs ratés de Mario Chalmers) et chez les autres (un lay-up facile et une claquette manqués coup sur coup par le vétéran Duncan), mais pas chez LeBron James. Après les ratés de Duncan, le “King” a rentré un tir en extension (92-88) qui a scellé la rencontre à 28 secondes de la fin, puisque Manu Ginobili a perdu la balle sur la possession suivante, l’une des sept pertes de balles qui ont coûté très cher aux Spurs dans le dernier quart-temps.

Pilier de la franchise, promis au “Hall of Fame”, Duncan s’en voulait d’avoir manqué “un panier tout fait”, au point de frapper le parquet du poing. Avec ce titre, Miami a confirmé son statut de meilleure équipe de la saison régulière avec 66 victoires en 82 matches (58v-24d pour les Spurs en Conférence Ouest), dont une série quasi historique de 27 succès d’affilée. Ces dix dernières années, seuls Miami et les Los Angeles Lakers (en 2010) sont parvenus à défendre un titre de champion NBA.

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