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Les vacances cauchemardesques d’un Français en Floride

En vacances en Floride, le Français Denis Follana a passé dix jours derrière les barreaux le  mois dernier après avoir été arrêté dans un premier temps pour un simple excès de vitesse. Fiché aujourd’hui sur internet, l’homme espère que la plupart des charges retenues contre lui seront abandonnées.

Denis Follana se souviendra longtemps de ses vacances en Floride, dans la région de Miami. Et pas pour de bonnes raisons. Arrêté le 1er novembre pour excès de vitesse, ce directeur d’école à Choisy-le-Roi a passé dix jours dans une prison du comté de Broward. N’ayant pas tout de suite compris que la police cherchait à l’arrêter pour avoir dépassé de 30 mph la vitesse autorisée, Denis Follana a poursuivi sa route pendant plusieurs minutes. Une attitude considérée comme une tentative de délit de fuite par la police. Une fois stoppé, le Français est plaqué violemment contre le sol par la police. Bilan : deux dents cassées et le front ouvert. “La violence de l’intervention est ridicule et disproportionnée”, affirme Me McKenna, avocat de la défense. Dans son malheur, Denis Follana était en possession de médicaments, mais n’avait pas les ordonnances sur lui. Le Français est donc également poursuivi pour détention de produits non-autorisés. Ironie du sort, Denis Follana est tombé malade en prison et s’est vu prescrire par un médecin ces mêmes médicaments qui lui ont valu ses ennuis. Contacté quatre jours après son arrestation par la prison, le consulat prévient alors la famille qui engage immédiatemment un avocat, Me McKenna, afin de payer la caution pour libérer le Français. La famille de Denis Follana envoit l’argent au sheriff qui refuse de se déplacer jusqu’à la prison. Le Français reste donc pendant plusieurs jours en prison. C’est Me McKenna en personne qui allait se déplacer pour amener l’argent, et libérer Denis Follana le 12 novembre, soit plus de dix jours après son arrestation. “Il était traumatisé. Pour quelqu’un comme lui de très timide, réservé, c’était impensable de se trouver en prison. Je crois qu’il ne reviendra plus jamais aux États-Unis”. Encore en état de choc au moment de son retour en France, le directeur d’école vient tout juste de reprendre le travail cette semaine, après avoir été en arrêt maladie pendant un mois.

Sur Internet, son nom est aujourd’hui associé à un site américain répertoriant les “mugshots”, nom désignant les photos d’identité judiciaire prises juste après une arrestation. Comme il est précisé en-dessous de la photo de Denis Follana, les personnes fichées sur le site internet n’ont pas forcément été jugées coupables par un tribunal. Mais le mal est fait. Me McKenna espère pouvoir retirer son dossier du site Internet une fois le cas réglé. Les ordonnances ayant prouvées que Denis Follana n’était pas en possession illégale de médicaments, seul l’excès de vitesse devrait être retenu contre lui, soit une amende de 300 à 500 dollars. Le jugement pourrait avoir lieu entre les mois de mars et mai.

 

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