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Les vins bio du Languedoc-Roussillon croquent la Grosse Pomme

Lundi soir, la Maison de la Région Languedoc-Roussillon de New York organisait une soirée de dégustation de vins organiques. Parmi les crus dégustés, ceux de Gilles Louvet, un des premiers producteurs français à avoir mis en avant les avantages de la culture biologique.

Une trentaine de personnes avaient répondu présent lundi soir à la soirée de dégustation des vins biologiques proposée par la Maison de la Région Languedoc-Roussillon à New York. Au menu, on retrouvait des vins blancs et rouges organiques issus de cette partie du sud de la France et notamment trois bouteilles provenant des grappes des vignobles de Gilles Louvet, pionnier français de la culture vinologique bio, avec 700 hectares de vignes et 300 producteurs.

« Nous avons ouvert en juin dernier une filiale à New York », expliquait Laura Bret, une des deux ambassadrices de la marque aux Etats-Unis. Pour pénétrer le marché américain avec la carte « organique », l’entreprise, rebaptisée Gilles Louvet Vineyards, a d’abord cherché à obtenir les certifications de la réglementation bio. Pari réussi, puisque que la réserve «  O by Gilles Louvet », la gamme spécialement créée pour traverser l’Atlantique, bénéficie de l’appellation «  National Organic Program (NOP) » qui définit les standards de production écologiques dans l’agriculture américaine.

Les quatre vins, tous de pays d’Oc, (Cabernet Sauvignon Merlot, Sauvignon Blanc, Pinot Noir, Chardonnay) ont trouvé un importateur mais ne sont pas encore distribués.  A la vente, on retrouve donc pour l’instant seulement trois vins des caves de Gilles Louvet  (Blanquette de Limoux,  Esprit du Sud Rouge et Pech Matelles). Ils sont disponibles  chez Astor Wines&Spirits à New York et ont donc été dégustés lundi soir. Bientôt, sept autres crus du même vignoble viendront les rejoindre sur les étals.

Les vins français naturels sont de plus en plus concurrencés par les vins de Californie, du Chili ou d’Australie, mais pour Jonathan Russo , éditeur du journal américain Organic Wine, la France a une vraie carte à jouer. «  Dans dix ans, 90% des Américains boiront du vins bio, car nous sommes de plus en plus à se sentir concernés par l’avenir de la planète.  Et malgré la compétition qui peut exister avec la Napa valley ou avec d’autres pays dans le monde, la France reste le modèle que tout le monde veut copier.  La région Languedoc-Roussillon est aussi l’épicentre de cette agriculture biologique avec des producteurs qui usent de ce savoir-faire ancestral transmis de génération en génération sur un terroir où poussent des cépages délicieux. »

Un argument appuyé par Laura Bret. « Notre région est à la croisée du nouveau et de l’ancien monde. Les gens sont ici capables de faire des vins internationaux, faciles à boire, grâce à un climat chaud et sec qui aide à la production biologique. » Le prix en tout cas devrait quant à lui aider à l’exportation de ces crus puisque les tarifs des bouteilles oscillent entre 11 et 21 dollars.

Pour plus d’informations :

www.gilleslouvet-vineyards.com

 

 

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