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L’ex-vampire Robert Pattinson au cirque dans “De l’eau pour les éléphants”

Robert Pattinson, le vampire sentimental de “Twilight”, partage l’affiche avec un pachyderme pour traverser l’Amérique de la Grande dépression au sein d’un cirque ambulant dans “De l’eau pour les éléphants”.

Etudiant vétérinaire gâté à l’avenir riche de promesses, son personnage, Jacob Jakonwski, se retrouve enrôlé comme soigneur à bord du train des frères Benzini et de leur “plus grand spectacle du monde”, entre gros bras louches, danseuses légères et clowns affamés, tous surtout soucieux d’échapper à la crise.

Dirigé à la trique par August (Christopher Waltz, aussi séduisant qu’inquiétant), un demi-dingue opiniâtre et fou de sa femme Marlène, l’écuyère de la troupe incarnée par Reese Witherspoon, le cirque espère trouver sa survie en ces temps difficiles dans l’acquisition de Rosie, une éléphante ingérable.

Dans ce monde sans pitié, où bêtes et hommes sont également maltraités, Jacob va tomber amoureux simultanément de Marlène et de Rosie, la première contrainte de surmonter ses craintes pour chevaucher l’autre.

Folles émotions garanties pour Reese Witherspoon, qui s’est entraînée trois mois durant pour ce rôle: finalement, “c’était comme monter un gros cheval très lent”, confiait-elle vendredi lors d’une conférence de presse à Paris.

Violence baroque et règlements de comptes sentimentaux dans l’Amérique des années trente – 1931 très exactement – cette fresque en technicolor est fidèlement adaptée par le réalisateur Francis Lawrence du roman éponyme de Sara Gruen, qui resta pendant douze semaines en tête des best-sellers du New York Times à sa sortie en 2006, et de nouveau lors de sa réédition en poche un an plus tard.

Venu de l’univers du clip (Britney Spears, Green Day…) Francis Lawrence (“Je suis une légende” avec Will Smith ou “Constantine”) signe ici son quatrième long métrage.

C’est pour Robert Pattinson l’occasion de passer d’un cirque à l’autre, lui qui évolue d’ordinaire entre des escouades de fans énamourées partout où il se rend, comme cette semaine à Paris, où des centaines de jeunes filles l’ont attendu sur le tapis rouge de l’avant-première puis, sous la pluie, face au palace où il donnait avec l’équipe une conférence de presse.

Apparemment satisfait d’avoir délaissé un moment la peau (et les dents) d’Edward Cullen – il vient de tourner “Twilight 4”, intitulé “Révélations” -, le chéri de ces filles a expliqué avoir immédiatement aimé le script du film, même si c’est sa rencontre avec l’éléphante Tai, choisie parmi cinq ou six autres pour le rôle de Rosie, qui a emporté son adhésion.

“Un jour, pendant le tournage, je me suis retrouvé assoupi contre l’éléphante endormie elle aussi… Je crois que je n’ai jamais rien vécu d’aussi fou dans ma vie”, a raconté l’acteur, qui aura 25 ans le 13 mai.

Et si le personnage de Jacob lui impose, une fois encore, de jouer un séducteur romantique, Pattinson relève “qu’il est difficile de faire un film sans aucune romance”… Quant à changer de registre: “Le mieux, pour un acteur, c’est quand même de continuer de travailler”.

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