Subscribe

Liberté conditionnelle accordée à Julian Assange

La Haute cour de Justice de Londres a accordé jeudi en appel la liberté conditionnelle au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, au terme d’une audience de 90 minutes.

“Je vais accorder la mise en liberté sous caution,” a déclaré le juge Duncan Ouselay, dont la décision ne peut faire l’objet d’aucun recours. “La cour ne considère pas que dans ce cas elle a affaire à un fugitif essayant d’échapper à la justice, ou cherchant à se soustraire à un interrogatoire et à des poursuites”, a-t-il ajouté.

Un tribunal de première instance avait accordé la liberté conditionnelle à l’Australien de 39 ans, mardi. Mais un appel avait été déposé par le parquet britannique, qui représente dans cette affaire les intérêts de la Suède, à l’origine d’une demande d’extradition de M. Assange dans le cadre d’une enquête pour violences sexuelles présumées, remontant au mois d’août dernier. Julian Assange était présent dans la salle d’audience, ainsi que sa mère Christine, venue d’Australie. Le juge a par ailleurs confirmé, avec quelques modifications, les conditions de la libération qui avaient été fixées en première instance mardi.

C’est ainsi que M. Assange devra porter un bracelet électronique, être assigné à résidence dans la propriété d’un de ses partisans et ami à environ 200 km de Londres, respecter un couvre-feu et verser une caution de 240.000 livres (283.000 euros), dont 200.000 en liquide. La Haute cour s’est contentée de modifier l’heure du couvre-feu et les conditions dans lesquelles Assange devra régulièrement se présenter au commissariat de police le plus proche. Elle a aussi pris acte du fait que l’un des avocats londoniens d’Assange, Mark Stephens, s’était engagé à ce que le montant de la caution soit versé avant la fin de la journée.

Plusieurs célébrités, comme le réalisateur américain Michael Moore et le cinéaste britannique Ken Loach, ont promis de mettre la main à la poche. Julian Assange est détenu à Londres depuis le 7 décembre. Il a passsé neuf nuits dans une maison d’arrêt datant de l’ère victorienne, en bonne partie dans une cellule d’isolement sans contact avec l’extérieur, et avec un droit de visite réduit à une personne par semaine.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related