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Libre-échange: Nicole Bricq veut pouvoir surveiller les négociations

La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a réclamé mardi la transparence dans les négociations visant à créer une zone de libre échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis et souhaité qu’on “puisse” en “surveiller” la conduite par la Commission européenne.

“Nous avons fixé des lignes rouges (…) donc tout ça est bien posé par la Commission européenne, mais il faut qu’on puisse surveiller l’avancée des négociations”, a souligné la ministre sur France Info. Nicole Bricq a souhaité “que la transparence règne” dans ces négociations ambitieuses dont le coup d’envoi a été donné lundi à Washington et qui devraient durer plusieurs années.

“Je sais que la commission européenne n’aime pas trop la transparence, je pense que les parlementaires se sont mobilisés pour obtenir un mandat de négociation ferme et précis, il faut qu’ils soient tenus au courant (…) et les entreprises également”, a-t-elle relevé. “Nous savons nos intérêts offensifs, défensifs, particulièrement dans l’agriculture: nous ne voulons pas que l’audiovisuel soit dans la négociation, nous ne voulons pas d’OGM, de boeuf aux hormones, de carcasses décontaminées à l’américaine”, a souligné la ministre.

Trois secteurs exclus des tractations

Le ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin, a indiqué lundi que la France avait obtenu que trois “lignes rouges” ne soient pas franchies par l’UE dans les négociations commerciales avec les Etats-Unis et qui concernent l’exception culturelle, les produits agricoles et l’armement. Au terme d’une intense bataille, la France a déjà obtenu à la mi-juin que le secteur audiovisuel soit exclu des discussions, au prix d’un bras de fer avec la Commission européenne qui pourrait reprendre si le sujet revenait sur la table.

De nouvelles frictions pourraient surgir sur l’agriculture et les organismes génétiquement modifiés (OGM), cultivés à grande échelle aux Etats-Unis et strictement régulés dans l’Union européenne. Les européens de leur côté voudraient voir les marchés publics plus ouverts aux Etats-Unis.

 

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