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Ligue des champions: Gourcuff envoie Bordeaux au septième ciel

Yoann Gourcuff, quand le talent ne suffit pas, quand son jeu se grippe, a montré contre le Bayern, mardi à Munich, énormément de coeur, et a su être à point nommé pour marquer un but qui a envoyé Bordeaux en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Sur ses deux sorties face au Bayern, les supporteurs du club bavarois doivent encore se demander ce que la France -et le Milan AC où il a évolué deux saisons- peuvent lui trouver. Ses 35 premières minutes de jeu ont été à l’image de ses dernières sorties. Beaucoup de mobilité, des sorties de ballon propre avec des passes justes, vers l’avant à chaque fois que c’est possible, mais pas d’action décisive. Même les quelques coup de pieds arrêtés qu’il a tirés semblaient manquer de tranchant, à l’image de ses deux corners facilement dégagés au premier poteau par la défense allemande.

Mais parmi les nombreuses choses que son passage dans le Calcio lui a appris, il a su se faire oublier pour jaillir à l’instant décisif. A l’italienne. Et à la 37e minute, il se trouvait bien esseulé au deuxième poteau pour reprendre ce modèle de coup-franc enroulé de Wendel, et tromper le gardien bavarois Butt, pas irréprochable sur le coup.

Un joueur-clé et décisif

Il s’agit là de son premier but dans la Ligue des champions cette saison. Pas un beau but, pas un but d’artiste, comme on s’attend à le voir en marquer. Mais un but tellement important, puisqu’il a ouvert la porte des huitièmes de finale à son équipe. En deuxième période, il s’est efforcé de profiter des espaces offerts par un Bayern jouant son va-tout, par des appels dans l’espace et une gestion intelligente de la maigre possession de balle bordelaise. Il a aussi beaucoup replacé ses coéquipiers, fait le pressing, multiplié les courses. Ne ménageant jamais ses efforts, il était à la fois premier défenseur et premier attaquant.

A la 78e minute, il a eu l’occasion, la seule bordelaise digne de ce nom, en héritant d’un ballon au deuxième poteau, mais sa frappe à ras-de-terre est passée un bon mètre à côté des cages. A la 86e encore, alors qu’il jetait de grands coups d’oeil vers le banc, espérant peut-être être remplacé, il arrachait encore le ballon des pieds de la charnière allemande, avant de placer une frappe bien trop enlevée, en bout de course.

Certes, il n’est pas impliqué sur le deuxième but bordelais, marqué par Chamakh. Mais, même dans une période où son jeu n’est pas parfaitement en place, il est le patron. Un joueur-clé et décisif quand l’occasion se présente. Tout ce qui manque par exemple au Bayern.

 

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