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Lilian Thuram : « La France a les armes »

Aujourd’hui, le pronostic pour la Coupe du monde de Lilian Thuram, ancien joueur de foot et champion du monde en 1998 avec les Bleus. Retrouvez Lilan Thuram dans l’édition de juin de France-Amérique consacrée à la Coupe du monde de football.

La France a-t-elle les moyens d’être championne du monde ?

J’ai trop longtemps joué au foot pour faire des pronostics ! Franchement, on ne peut pas savoir, c’est la glorieuse incertitude du sport ! Si on aime tant ce jeu, c’est parce qu’il reflète la vie, parce que tout peut arriver. Maintenant, la France a les armes pour briller, mais encore faut-il savoir les utiliser…

Êtes-vous pour ou contre Domenech ?

Quand on parle aujourd’hui des difficultés de l’équipe de France, tout le monde focalise sur Domenech. Mais il n’est qu’une petite partie d’un groupe ! Moi qui ai été joueur de foot, je sais que l’entraîneur est important, mais que le plus important reste ce que les joueurs veulent construire ensemble. Si dans un groupe, tous les joueurs se mettent à disposition pour qu’on soit meilleurs, alors il y a de grandes chances qu’on y parvienne. Mais en règle générale, ça ne se passe pas comme ça, sur un terrain comme dans la vie. Et ça, ce n’est pas l’entraîneur qui va pouvoir le changer.

Quelle équipe va briller durant cette Coupe du monde ?

L’équipe qui me paraît le plus maîtriser le jeu, c’est l’Espagne. Ça fait très longtemps qu’ils jouent ensemble, ils ont développé une philosophie de jeu basée sur le plaisir collectif. Ils ont gagné l’Euro en 2008 et je pense qu’ils rêvent tous ensemble du doublé. Quand vous êtes portés par ce rêve-là, c’est difficile de vous arrêter. J’en sais quelque chose ! (rires).

Quel joueur va illuminer le tournoi ?

Aujourd’hui, on parle beaucoup de Messi, mais c’est très difficile d’avoir le même niveau en club qu’en sélection. Cela dit, il peut marquer trois buts par match, car actuellement c’est vraiment le meilleur joueur du monde. J’ai joué avec lui à Barcelone, lorsqu’il n’avait encore que 16 ans, et il était déjà hors-norme. Zidane était un chef d’orchestre, qui faisait jouer l’équipe. Messi, lui, est capable seul de débloquer toutes les situations.

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