Subscribe

L’intégration des Roms n’est pas seulement l’affaire des pays d’origine

 Tous les Etats européens où vivent des Roms, et pas seulement les pays d’origine, doivent trouver des solutions pour mieux intégrer cette minorité, a estimé mardi à Bucarest un responsable de la Fondation espagnole Secretariado Gitano, active dans plusieurs pays européens.

“Nous devons considérer les Roms comme des citoyens européens et améliorer leur intégration dans chaque pays où ils vivent, pas seulement dans leur pays d’origine”, a déclaré à l’AFP Humberto Garcia-Gonzales-Gordon, directeur adjoint des actions institutionnelles et du développement territorial pour la Fondation, venu à Bucarest pour le lancement d’une enquête internationale sur les Roms. “En Espagne, nous essayons de trouver des solutions pour faciliter l’accès au marché du travail des Roms de Roumanie qui vivent dans notre pays. Il ne s’agit pas seulement de les tenir hors du pays”, a-t-il ajouté, interrogé sur la différence de politique entre l’Espagne et la France qui a décidé récemment de procéder à des renvois de masse de Roms vers la Roumanie. “Bien sûr, nous devons aussi faire pression sur le gouvernement roumain pour qu’il fasse davantage pour améliorer la situation” des 650.000 à 2,5 millions de Roms du pays, a-t-il ajouté.

L’Espagne est souvent citée par les organisations de Roms de Roumanie comme un exemple en matière d’intégration pour cette minorité, notamment en raison du programme ACCEDER, développé par la Fondation Secretariado Gitano avec des fonds européens. Destiné initialement aux roms espagnols, ce programme a été étendu dans 13 villes d’Espagne aux Roms de Roumanie qui seraient entre 30.000 et 50.000 dans ce pays. Il prévoit une prise en charge individualisée pour faciliter l’accès au marché du travail. Il doit aussi être mis en place en Roumanie dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence nationale pour les Roms.

La Fondation Secretariado Gitano, l’ONG italienne Casa Della Carita Angelo Abriani et l’Institut Open society bulgare sont partenaires d’une grande enquête lancée mardi par la Fondation Soros et l’Union européenne pour mesurer l’intégration sur le marché du travail des Roms en Roumanie, Bulgarie, Espagne et Italie.

“On parle beaucoup de la question des Roms mais il manque des données objectives”, ont souligné les coordinateurs du projet.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related