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L’ode à la rose d’un Français à New York

À 28 ans, Louis Brunet vient de lancer Odealarose.com, un site de livraison de roses sur New York. L’occasion de pouvoir offrir un bouquet pour une soixantaine de dollars, assorti d’une petite touche à la française.

Passer de la finance au monde des fleurs, l’histoire ne manque pas de poésie. Elle est signée Louis Brunet, un poète des chiffres de 28 ans, qui a décidé d’investir dans les roses. Depuis avril, avec son associé Olivier, ils ont lancé Ode à la rose, un site de livraisons de bouquets dans New York.

« Je n’étais pas du genre à détester la finance, ça m’intéressait beaucoup au contraire, mais l’idée d’avoir ma propre affaire me titillait depuis longtemps », explique cet ancien Parisien.

Son projet a ainsi pris forme, il y a un an, après la fin de son volontariat international en entreprise dans une banque française de Manhattan.

« J’ai regardé le marché et je savais qu’il y avait un besoin. Il est difficile de trouver des roses de qualité à un prix abordable, ou alors on se retrouve au deli du coin avec un bouquet de mauvaise qualité. »

Chez lui, les prix s’échelonnent entre 40 et 80 dollars pour 12, 21 ou 31 roses disponibles en six couleurs différentes, et comprennent la livraison. S’il n’assure pas, pour l’instant, leur délai de conservation, le retour de ses premiers clients lui font dire que la composition dure une semaine dans un vase.

Le bouquet est envoyé debout, dans une boîte élégante, un packaging luxe à l’image des coffrets pour des produits comme le champagne.  Une french touch pour toutes les occasions, et les non-occasions, comme répète le slogan d’Ode à la rose.

Le bouquet moyen à 60 dollars

«  Le marché que nous visons, c’est vraiment le cadeau, avec un panier moyen à 60 dollars », souligne Louis Brunet.  « Avec ce concept, on veut apporter ce ‘lifestyle’ à la française en plus de notre savoir-faire. »

S’il ne connaissait rien aux roses, c’est aujourd’hui lui, qui, dès 5 heures, va faire son marché chez les grossistes de la 28e rue, véritable Rungis de Manhattan. Les fleurs viennent de Colombie ou d’Équateur. « C’est sympa. Il est plus facile de s’attacher aux roses qu’à un produit moins sexy. Et ma compétence en finance permet de bien cerner tout ce qui concerne les éléments de rentabilité et de business. »

Dans son atelier, pas de stock, donc pas de perte : le fleuriste, qui compose les bouquets, fait en fonction de la demande. La livraison est sous-traitée par un prestataire et la compagnie promet que le destinataire recevra les roses le jour même de la commande sur le web.

« Je crois à Internet mais ce n’est pas suffisant. Ode à la rose a un business modèle local. Mon but, c’est de répliquer ce modèle et d’ouvrir des ‘flagship stores’ (magasins porte-drapeaux vitrine de la marque à laquelle ils sont dédiés, ndlr) d’abord à New York. »

Avant de certainement de lancer ce service dans d’autres grandes villes américaines.

Pour en savoir plus :

http://www.odealarose.com/

 

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