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L’OM est champion de France après sa victoire face à Rennes

Marseille y est enfin! Après dix-huit ans de disette, l’OM a conquis de nouveau le titre de champion de France dans une ambiance énorme en fin de match, grâce à sa victoire durement acquise devant Rennes mercredi lors de la 36e journée (3-1).

Après sa victoire en Coupe de la Ligue devant Bordeaux, la formation de Didier Deschamps réalise une saison parfaite, en ligne avec ses objectifs les plus optimistes.

Triste ironie du sort, ce double sacre intervient la saison suivant le décès de son actionnaire principal Robert Louis-Dreyfus, qui aura dépensé plus de 200 M EUR sans voir son club ramener un seul titre…

L’OM, comme souvent ces dernières semaines, a souffert pour s’imposer, apparaissant émoussé, frôlant la rupture en début de 2e période.

Mais en deux minutes, deux des joueurs symboles de la saison, Niang et Lucho, faisaient chavirer le Vélodrome. Le premier se trouvait au bon endroit sur un ballon repoussé par le portier Rennais Douchez suite à une frappe de Valbuena (2-1, 75). Muet depuis plusieurs semaines, moins affûté physiquement, le capitaine marseillais se réveillait au meilleur moment.

L’Argentin Lucho, dans la minute suivante, transformait lui aussi du plat du pied un renvoi de la défense bretonne, des 20 m. Le stade explosait, les joueurs aussi, et le virage sud pouvait déployer sa banderole: “Deschamps, joueur ou entraîneur, tu fais notre bonheur”. Ce titre doit en effet beaucoup à l’entraîneur marseillais, arrivé à l’intersaison et capitaine de l’OM vainqueur de la Ligue des champions en 1993…

Fumigènes

Le coach marseillais en a vu d’autres: c’est tout en sobriété, au coup de sifflet final, qu’il pénétra sur la pelouse. Comme soulagé après une saison difficile, éprouvante, où son équipe ne trouva la bonne carburation qu’après la trêve, sur la base d’une solidité défensive que Deschamps construisit patiemment.

Les affaires avaient débuté de la meilleure manière mercredi: non seulement Auxerre s’était incliné à Lyon (2-1), ce que n’avait pas manqué d’annoncer le speaker du Vélodrome, mais en outre l’OM ouvrait rapidement la marque.

Une faute de Mangane sur Niang offrait un coup-franc aux 20 mètres. “Lucho, Lucho”, murmurait le stade… Mais c’est son compatriote, le défenseur Gabriel Heinze, qui se présentait. Il est l’homme des buts décisifs cette saison.

Sa frappe parfaite du gauche ne laissait pas un brin de chance à Douchez (1-0, 4). L’Argentin se précipitait alors dans les bras du gardien remplaçant brésilien Elinton Andrade, rapidement rejoint par le reste de la troupe. Deschamps se mêlait au mouvement, pendant que Mandanda bondissait de joie sur sa ligne et que des fumigènes étaient tirés des virages, pour la première fois depuis plusieurs mois.

Le scénario du titre prenait forme. Mais Rennes le contestait par un jeu ambitieux et rapide, sous l’impulsion du quatuor Marveaux-Leroy-Gyan-Briand, que concrétisait légitimement ce dernier d’une tête plongeante sur un service au cordeau de Leroy (1-1, 38).

Est-ce parce que son nom circule comme possible recrue de l’OM la saison prochaine? Le buteur rennais ne manifesta en tout cas qu’une joie sobre. Niang, à la peine, les mains sur les hanches, manquait lui de vitesse devant Douchez sur une ouverture plein axe de Valbuena (43). Il se réveillait au meilleur moment. Le feu d’artifice pouvait débuter…

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