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L’oncle du petit garçon décédé dans un hôpital dénonce le “silence” du gouvernement français

Issam M., l’oncle du petit Ilyès décédé mercredi à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris, XIVe) dénonce le “silence de l’Etat et des autorités”, qui ne lui ont offert “aucun soutien psychologique” depuis le drame, dans un entretien accordé à l’AFP.

“Personne ne nous a contactés, personne n’a passé un coup de fil pour nous réconforter : ni l’Etat, ni la Ville de Paris qui préside le conseil d’administration de l’hôpital, ni l’hôpital. Personne!”, éclate en sanglots Issam, un oncle du petit garçon, en charge des funérailles.

A Gentilly (Val-de-Marne), avenue Lénine, où parents et amis viennent présenter leurs condoléances, il exprime, aux côtés du père d’Ilyès, la colère d’une famille qui se dit “abandonnée” par les autorités. “C’est bien de parler aux médias mais le minimum est de s’adresser à la famille. On n’a reçu aucun soutien psychologique”, poursuit Issam, 28 ans, qui ne souhaite pas que son nom de famille soit connu.

A l’exception du procureur, raconte-t-il, qui les informe du déroulement de la procédure judiciaire et de l’association “Paris aide aux victimes”, ils n’ont reçu aucun coup de fil des autorités. “Ils ont recupéré notre drame politiquement mais personne n’a eu la présence d’esprit de se dire +tiens qu’en est-il de cette pauvre famille ?+”, dénonce-t-il.

“On est tout seuls! On ne leur demande pas de venir nous voir mais de passer juste un coup de fil pour savoir si moralement ça va. C’est honteux!”, poursuit Issam. “Personne ne s’est manifesté. Pour quelles raisons ?” s’interroge-t-il.

Français d’origine tunisienne, il se demande “si quelque part” sa famille n’est “pas considérée comme des Français au rabais”. Confirmant qu’elle compte porter plainte, la famille du petit Ilyès confie avoir consulté plusieurs cabinets d’avocats. “On veut que justice soit faite. On va se battre car ça peut arriver à tout le monde d’emmener son enfant à l’hôpital pour un petit problème et le perdre. Encore plus la veille de Noël, un jour de fête. Nous ne le souhaitons à personne”, conclut Issam.

Une infirmière de l’hôpital, qui a été mise en examen vendredi soir pour “homicide involontaire” par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, a reconnu avoir administré par erreur à l’enfant une perfusion de chlorure de magnésium au lieu d’un sérum glucosé destiné à le réhydrater.

Cette méprise pourrait avoir provoqué un arrêt cardiaque de l’enfant qui avait été hospitalisé pour une angine.

 

A lire sur le même sujet: Décès d’un enfant de 3 ans à Paris: l’infirmière poursuivie.

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