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Lueur d’espoir et rassemblement à Paris pour deux journalistes otages

Quelques signes encourageants d’une libération prochaine d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux reporters français retenus en otages depuis 250 jours en Afghanistan, ont été exprimés lors d’un rassemblement de soutien jeudi dans le centre de Paris.

Plusieurs centaines de personnes – journalistes, personnalités du monde de la presse ou de la politique – se sont réunies place de la Bourse, entre les immeubles de l’Agence France-Presse et du Nouvel Observateur sur lesquelles des portraits des deux otages avaient été déployés. Jean Réveillon, conseiller spécial du président de France Télévisions Remy Pflimlin, a évoqué “la confiance” de la direction du groupe audiovisuel public dans une libération prochaine.

C’est surtout Elise Lucet, productrice de l’émission Pièces à Conviction pour laquelle travaillent le deux journalistes otages qui a donné les indications les plus encourageantes, évoquant des “avancées réelles”. “Ce qu’on nous dit en ce moment, on ne nous l’avait jamais dit”, a-t-elle déclaré, sans autres précisions. Le président de Reporters sans Frontières (RSF), Dominique Gerbaud, a souligné de son côté que l’on disposait de “preuves de vie réelles”, parvenues depuis moins de deux semaines. “Peut-être sommes nous dans la dernière droite, mais c’est généralement la plus difficile à négocier et la plus délicate”, a-t-il dit. Mais il a aussi rappelé la souffrance des otages et de leurs proches: “250 jours sans vie réelle, 250 jours d’angoisse et 250 jours de colère contre ceux qui les détiennent”.

Le rassemblement se tenait à l’initiative conjointe de RSF, la Mairie de Paris, du Comité de soutien aux deux journalistes, du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3. L’état-major de France Télévisions, contrairement aux rassemblements précédents, était largement représenté. Thierry Thuillier, directeur de l’information était notamment accompagné de Patrice Papet, directeur des ressources humaines du groupe.

Du coté des politiques, plusieurs adjoints au Maire de Paris étaient présents ainsi que le maire de St Ouen où réside un des otages. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et Jean-Marie Cavada, ancien journaliste, député européen et vice-président du Nouveau Centre, étaient également sur place. Pour ce dernier, “l’enlèvement de deux journalistes est une privation pour l’opinion. Les journalistes ne sont pas des valeurs marchandes sur les flancs des montagnes afghanes, ni nulle part ailleurs”.

D’anciens journalistes otages comme Philippe Rochot ou Florence Aubenas étaient également là, comme des figures de la télévision telles que Harry Roselmack et Emmanuel Chain (TF1). De nombreux journalistes de la télévision mais aussi de la presse écrite étaient venus manifester leur solidarité aux cotés de responsables d’entreprises de presse, de la direction du Nouvel observateur au Pdg de l’AFP, Emmanuel Hoog, venus en voisins.
Des figurants, bâillonnés, les yeux bandés et entravés gisaient sous le soleil sur l’asphalte de la Place de la Bourse avec des écriteaux sur lesquels on pouvait lire une simple phrase : “Pourquoi est-ce si long ?”.

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