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Lumière 2009 : Clint Eastwood, le western et l’amour du cinéma à l’honneur

Claudia Cardinale, Asia Argento, Walter Salles, Emir Kusturica ou Claude Lelouch: une pléiade de stars viendront partager leur amour du 7e Art avec le public de Lumière 2009, le Festival de cinéma de Lyon qui, pour sa première édition, rend hommage à l’Américain Clint Eastwood.

Bâtie sur mesure pour cet invité d’honneur, la programmation, du 13 au 18 octobre, comprend des rétrospectives des films de Sergio Leone et Don Siegel, ses cinéastes fétiches, à qui Eastwood dédia son long métrage “Impitoyable”. Entièrement consacré au cinéma dit “de patrimoine”, Lumière 2009 se veut “un festival de cinéma pour tous” et mise sur une cinéphilie populaire.

A chaque film, son parrain: inédits ou classiques, succès populaires ou raretés, tous projetés dans des copies neuves, seront présentés par un acteur ou un cinéaste venu évoquer souvenirs de spectateur ou anecdotes de tournage.

Luxe suprême: les spectateurs pourront goûter au western “Pour une poignée de dollars”, mis en bouche par les réalisateurs Abderrahmane Sissako et Marjane Satrapi mercredi matin ou bien par Claude Lelouch le soir.

Western toujours: Claudia Cardinale présentera “Il était une fois dans l’Ouest”, l’un de ses plus beaux rôles et Emir Kusturica, “Il était une fois la Révolution”. Aussi au programme, “Pierrot le fou” de Godard lancé par Asia Argento, “L’Ennemi public” de Don Siegel par les frères Dardenne, “Honkytonk Man” commenté par Souleymane Cissé, ou encore “L’homme des hautes plaines” présenté par un grand fan d’Eastwood, l’humoriste Laurent Gerra.

“Nous voulions demander aux gens de parler des films qu’ils aiment, d’inciter les spectateurs à se lâcher, à, pour une semaine, se replonger dans l’histoire du cinéma. Tous nos invités ne viennent pas pour +se vendre+ mais pour dire leurs passions cinéphiles”, dit à l’AFP Bertrand Tavernier.

Président de l’Institut Lumière fondé sur l’emplacement des usines des pionniers du cinéma, les frères Lumière, il a concocté avec Thierry Frémaux son directeur, ce festival financé à hauteur de 1,2 million d’euros par le Grand Lyon et la région Rhône-Alpes. La soirée d’ouverture, mardi à la Halle Tony Garnier, permettra de découvrir des films Lumière inédits, restaurés avec la technologie numérique.

Parmi les autres événements, une projection-concert du chef d’oeuvre tourné en 1931 par Friedrich W. Murnau, “Tabou”, mis en musique par l’Orchestre National de Lyon dirigé par Timothy Brock, jeudi soir à l’Auditorium de Lyon.

Inédit en France et signé par le père de Sergio Leone, Roberto Roberti, “La Contessa Sara” (1919) sera aussi montré en ciné-concert, samedi et dimanche.

Des films noirs américains choisis par le spécialiste Eddie Muller, des films muets conservés par la Cinémathèque de Bologne, ou encore les oeuvres, pour la plupart inédites en France, de Shin Sang-ok, surnommé “l’empereur de Corée”, sont au programme.

Au total, quelque 250 projections irrigueront l’agglomération entière avec des séances dans quatre cinémas du centre-ville mais aussi une trentaine de communes et des lieux insolites : musée des Beaux-Arts ou maison d’arrêt de Lyon-Corbas.

Déjà, la ville accueille une exposition de photos des films de Sergio Leone et un “village cinéma” dans le jardin de l’Institut Lumière, avant l’ouverture chaque soir jusqu’à 3H00 du matin d’une péniche sur les quais du Rhône.

Samedi, le premier Prix Lumière sera décerné à Clint Eastwood pour l’ensemble de son oeuvre lors d’une soirée spéciale avec des invités-surprise.

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